Mardi, 21 mars 2017 18:57

Zeph et la sécurité au Sahel

A la cérémonie d'ouverture du 2è congrès ordinaire du MPP, le président de l'UPC par ailleurs, chef de file de l'Opposition politique y était. Il a livré un discours dont nous vous proposons un extrait en lien avec la question de la sécurité et du terrorisme ainsi que sur les liens entre les Présidents de l'UPC et du MPP. 

Monsieur le président Salifou Diallo,

"C’est bien sûr un plaisir républicain pour moi que de prendre ici la parole à l’ouverture de ce deuxième congrès ordinaire du Mouvement du Peuple pour le Progrès, en ma double qualité de président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et de Chef de file de l’opposition politique de notre pays.

Ma réponse à votre aimable invitation, et ma présence ici, témoignent  à souhait, que notre démocratie a cela de particulier, que nos débats parfois houleux et nos invectives souvent vigoureuses, n’ont jamais, au grand jamais, entamé l’estime et la considération qui caractérisent les rapports entre Majorité et Opposition. (Applaudissements)

Vous, c’est vous, nous c’est nous mais ensemble, nous sommes le même Burkina Faso, un et indivisible. (Applaudissements) (...)

Monsieur le Président,

Ce congrès se tient à un moment où des forces du mal utilisent le terrorisme aveugle pour saper les fondements de notre nation.

Les terroristes sont en train de nous terroriser. Et la menace a pris des proportions telles que la question de l’intégrité de notre territoire est désormais posée. Aujourd’hui, le premier et principal défi que notre pays doit relever, c’est de vaincre le terrorisme pour pouvoir s’attaquer aux questions de développement. (Applaudissements)

Car, n’ayons pas peur des mots, nous sommes à un tournant de notre histoire. C’est au MPP et à son pouvoir, en premier lieu, d’indiquer la voie à suivre pour négocier ce tournant, car c’est lui qui est en charge des affaires du pays. Notre peuple, qui n’a plus le temps de sécher ses larmes entre deux tueries, ne se satisfera pas longtemps des condoléances officielles et autres messages de compassion. Il n’écoutera plus les explications un peu trop faciles, du genre "c’est un phénomène mondial qui ne concerne pas que le Burkina Faso". Non ! (Applaudissements)

Il attend et il a raison, il attend, des résultats concrets et vite, et d’ailleurs les manifestations populaires qui se déroulent déjà au nord et qui sont en train de gagner d’autres localités sont un signe que votre gouvernement et votre pouvoir doit prendre très au sérieux, ça veut dire que la colère populaire est en train d’amplifier, il est temps qu’elle reçoive une réponse.

C’est un combat qui nous concerne tous, et je puis le dire de la manière la plus solennelle ici, l’Opposition politique ne marchandera aucun effort, dès lors qu’il s’agira de conjuguer nos forces pour bouter les terroristes hors de notre sol national (Applaudissements). Ce Burkina que nous ont légué nos ancêtres, il nous appartient à nous, il n’appartient pas aux terroristes. (Applaudissements).

Mais la responsabilité première, et je me répète de ce combat, incombe à vous qui nous gouvernez. C’est à vous de nous convaincre, par le choix du cap, de la méthode et surtout des hommes, que vous êtes à la hauteur du défi. 

Monsieur le Président Salifou Diallo,

Nos deux partis, le MPP et l’UPC étaient hier des composantes importantes, certains diraient  déterminantes, du combat que le peuple a mené, le peuple insurgé, contre le régime du président Blaise Compaoré. Et je puis dire en ma qualité de chef de file de l’Opposition qui a eu l’insigne honneur de recevoir le MPP dans la grande famille de l’Opposition en janvier 2014, que votre contribution a été déterminante pour le succès de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014. (Applaudissements).

Aujourd’hui, nous sommes les deux premières forces politiques de notre pays. C’est dire si les relations entre nous, sont d’une importance certaine pour la qualité de notre démocratie. Sur ce plan, laissez-moi vous dire monsieur le président toute l’appréciation positive que je porte à la grande cordialité des rapports qui lient le Président du MPP que vous êtes, au président de l’UPC que je suis, (Applaudissements) et ce, par-delà nos différences idéologiques et nos positionnements  politiques.

Je salue votre engagement, votre leadership et votre combativité à la tête de votre parti, dont tout le monde sait que, conjugués à celui de vos camarades, ils ont été déterminants hier, pour tracer le chemin de votre victoire.

Au moment où se tient votre deuxième congrès ordinaire qui consacrera aussi le renouvellement de vos organes, mon parti et moi-même nous nous  réjouissons à l’avance, de pouvoir continuer avec vous M. le Président, et votre parti, ce débat républicain si fécond, et dont l’importance pour la vitalité de notre vie démocratique n’est plus à démontrer."

Zéphirin Diabré, Chef de file de l’Opposition politique (CFOP) à l’ouverture du 2è congrès ordinaire du MPP Ouagadougou le 11 mars 2017 

 

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