Politique

Le dernier ministre en charge de la Sécurité de Blaise Compaoré est dans un état de santé critique.

Actuellement interné dans une clinique de Ouagadougou, sous surveillance des gardes de sécurité pénitentiaire, Jérôme Bougouma a introduit, en mi-janvier, une demande de mise en liberté provisoire pour raison médicale.

La Haute cour de justice, à qui la requête a été adressée, souhaite procéder à une contre-expertise avant de se prononcer. Ledit examen doit être effectué à l’hôpital Yalgado Ouédraogo.  Mais qui va y conduire le malade ? Les autorités de la Maison d’arrêt et de Correction de Ouagadougou et celles de la Haute Cour de justice se rejettent la responsabilité.

Pendant que ce ping pong se déroule, les proches de Jérôme Bougouma peinent à cacher leurs inquiétudes. Le 30 décembre, la MACO avait dû accepter son évacuation d’urgence dans une clinique. La prise en charge a permis de sauvegarder sa vie, mais il en garde aujourd’hui des « séquelles importantes », selon une source contactée par kamanews.

"Nous avons l’impression qu’on veut laisser mourir notre type", confie à Kamanews un ami de Jérôme Bougouma. Le régime de traitement est "strict", avec, notamment, plusieurs injections d’insulines par jour, ainsi que l’obligation de disposer d’une chaine de froid pour conserver les produits injectables. Des conditions improbables en milieux carcérales.

Jérôme Bougouma est incarcéré depuis le 18 aout 2015 à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. La justice burkinabè le poursuit pour des faits présumés de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicites.

Depuis plusieurs mois, il souffre de diabète, avec des complications neurologiques, cardiovasculaires et ophtalmologiques.

Le Burkina a signifié à la France son étonnement face à certaines déclarations  de son diplomate accrédité à Ouagadougou.

Très actif sur les réseaux sociaux sur l’attentat revendiqué par les Mourabitounes, Gilles Thibault a plusieurs fois contredit les autorités burkinabè.  

Ce fut le cas après l’annonce de la visite à Ouagadougou du Premier ministre français par le ministre burkinabè de la Communication.  L’information sera démentie par Gilles Thibault sur son compte Twitter. Ouagadougou n’a pas aimé cette manière de contredire, publiquement, ses officiels.tweet d elambassadeur

Du reste, certaines personnes proches du pouvoir au Burkina trouvent que « le type parle trop, et pas toujours pour dire des choses exactes ».

C’est encore Gilles Thibault qui fera mentir le ministre burkinabè de la Sécurité. Le 16 janvier, dans la matinée, Simon Compaoré avait déclaré : « il y a trois terroristes qui ont été mis hors d'état de nuire dont 2 femmes et un homme». La réplique de l’ambassadeur de France ne tardera pas : « pas de femmes parmi les 3 assaillants tués », écrit-il sur Twitter.

Dans certains milieux à Ouagadougou, on soutient que Gilles Thibault n’est pas étranger aux affirmations faites par le Premier ministre français. Manuel Valls a déclaré que 3 djihadistes qui ont pris part à l’attentat sont actuellement recherchés.  Une information que le gouvernement burkinabè refuse de commenter.

Le 19 septembre, le gouvernement rencontrait le corps diplomatique pour lui faire le point de la situation au Burkina. Certains participants à cet échange auront retenu de la participation de monsieur Thibault ses prises de paroles, « parfois sans demander l’autorisation ».

Pour autant, c’est loin d’être la brouille entre Ouagadougou et Paris. Une vingtaine de policiers et de magistrats français participe à l’enquête sur l’attentat du 15 janvier. Sur une radio privée de Ouagadougou, l’ambassadeur de France a dit ne pas exclure la possibilité d’un accroissement de l’aide militaire de son pays au Burkina Faso.

Un lundi d’installation des membres de l’équipe du premier ministre Paul Kaba Thiéba.

Au ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle, c’est à Jean Claude Bouda que le sortant, Salifou Dembélé, a remis les clés de la maison.

C’était le 18 janvier, lors d’une cérémonie placée la supervision du Secrétaire général du gouvernement.

A l’occasion, le nouvel entrant a dit sa foi en la « jeunesse combattante » du Burkina, une jeunesse « qui ne dort pas ».

Le ministre Bouda a promis donner le meilleur de lui-même, pour l’atteinte des objectifs qui lui ont été assignés par le chef du gouvernement.

Nouvelle escalade dans les relations déjà difficiles entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. La justice burkinabè a annoncé aujourd’hui avoir émis un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Pour l’instant, aucune information n’a filtré sur les charges retenues par la justice burkinabè, à l’encontre de Guillaume Soro.

Mais le seul dossier en justice connu à Ouagadougou et dans lequel le nom du président du parlement ivoirien apparait est celui du putsch de septembre 2015, perpétré par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle.

Le premier ministre de la Transition, puis le président du parlement intérimaire burkinabè ont publiquement affirmé avoir des preuves de l’implication de Guillaume Soro dans le coup d’Etat du général Diendéré.

Au Burkina, les analystes estiment peu probable une coopération de la justice ivoirienne dans l’exécution de ce mandat d’arrêt.

Il fait suite à un autre mandat d’arrêt de la même justice militaire, émis à l’encontre de l’ancien président Blaise Compaoré pour sa responsabilité présumée dans l’assassinat du président Thomas Sankara.

La présence du président ivoirien Alassane Ouattara à l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré avait été interprétée dans certains milieux comme l’expression d’une volonté pour les deux pays de détendre leur relation.

Roch Marc Kaboré à plusieurs fois affirme son engagement à laisser la justice travailler en toute indépendance.

L’émission coup sur coup de mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré et Guillaume Soro complique la tâche pour les diplomates burkinabè et ivoiriens.

Un rapport rendu public par le réseau national de lutte anti-corruption (Ren-Lac) établit un parallèle entre les résultats des partis aux élections du 29 novembre, et le niveau de corruption qu’ils ont pratiquée.

Tous les partis ont eu recours à la corruption, note le Ren-Lac. Mais selon le rapport, c’est le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui s’est le plus livré à une telle pratique.

Cette formation politique a remporté les législatives, et son candidat est sorti vainqueur de la présidentielle du 29 novembre.

Comme dans les urnes, le MPP est suivi, dans la pratique de la corruption, par l’UPC de Zéphirin Diabré, et le CDP, le parti de l’ancien président Blaise Compaoré.

L’enquête pour la production du rapport a couvert la période du 2 août au 29 novembre.

Le Ren-Lac est une organisation de la société civile. Son objectif est de «contribuer à l’éradication de la corruption au Burkina Faso».

Il aura fallu plus d’une semaine au président du Faso, après son investiture, pour dénicher l’homme qu’il lui faut pour occuper les fonctions de chef de gouvernement.

Un temps mis pour trouver une personne « qui ne traine pas de casserole », a confié à kamanews une source proche du président Kaboré.

Nombreuses sont les attentes, et les Burkinabè exigent de leurs dirigeants qu’ils soient des modèles, de probité, entre autres.

Dans ses déclarations après sa prise du pouvoir, le président Kaboré a indiqué que son gouvernement va travailler à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable.

A cela s’ajoute la nécessité de relancer l’économie nationale, mise à mal par les incertitudes et les troubles politiques dans lesquelles le pays s’est trouvée au cours des deux dernières années.

C’est une feuille de route tracée pour Paul Kaba Thiéba, qui devra également donner du sens aux promesses de gouvernance dans le dialogue faite par le nouveau président.

Les organisations syndicales ont récemment fait savoir qu’il n’y pas lieu de parler de trêves sociales.

Plusieurs de leurs revendications n’ont pas reçues de réponses satisfaisantes.

Pour l’immédiat, une partie de l’opinion ici attend des mesures fortes, à même d’impacter à la baisse le coût de la vie.

A 55 ans, ce père de 3 enfants qu’est Paul Thiéba va être l’homme du changement. C’est du moins ce que souhaite la majorité des Burkinabè qui, faut-il le rappeler, vit avec moins de 2 dollars par jours.

C’est un cadre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Paul Kaba Thieba, qui a été nommé premier ministre du Burkina Faso.

L’annonce de la décision a été faite jeudi, une dizaine de jours après l’investiture du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Paul Kaba Thieba, 55 ans, était en poste à Dakar, la capitale du Sénégal.

Dans ses déclarations après sa prise du pouvoir, le président Kabore a indiqué que son gouvernement va travailler à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable.

La justice burkinabè a remis en liberté, le 30 décembre, l’ancien ministre l’Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma. 

Le lendemain, c’était au tour de Jean Bertin Ouédraogo, ancien ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Transports, de bénéficier de la même mesure.

L’incarcération de ces deux personnalités du régime Compaoré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou est intervenue le 18 août 2015. Elle fait suite à l’adoption, par le Conseil national de la Transition (CNT), le 16 juillet 2015, d’une résolution portant leur mise en accusation.

Jérôme Bougouma est poursuivi pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 3 milliards de F CFA.

Jean Bertin Ouédraogo, quant à lui, est poursuivi pour les mêmes de faits, sur la somme de 1 milliard de F CFA.

La justice n’a donné aucune indication sur la date de leur éventuel procès.

Lors d’une rencontre qu’il a eue le 4 janvier à Ouagadougou avec des cadres de son parti d’origine, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le nouveau président du Faso a exprimé son désaccord d’avec son prédécesseur, Michel Kafando.

Roch Marc Christian Kaboré n’approuve pas toutes les mesures prises par le gouvernement intérimaire.

Le président du Faso se réserve le droit de revenir sur de récentes nominations, tous comme sur des marchés dont les passations ont été autorisées par le conseil des ministres.

Le président Kaboré a également fait part de sa décision d’auditer la gestion du gouvernement dont il prend la relève.

Les derniers conseils de ministres, présidés par Michel Kafando, ont procédé à des nominations controversées, comme celles à des postes d’ambassadeurs de Bedializoun Moussa Nebié, de Amina Billa/ Bambara et de Jacob Pasgo.

Une partie de l’opinion a aussi trouvé inopportunes les nombreuses autorisations accordées par un gouvernement sortant, pour l’attribution de marchés publics.

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