Economie

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Coup sur coup, le gouvernement annonce sa volonté d’exproprier les attributaires de parcelles non encore viabilisées de la Zone d’activités commerciales et administratives (Zaca), puis ceux de Ouaga 2000.

Une mesure perçue, dans certains milieux, comme une pression inopportune, au regard de la relative morosité de l’économie burkinabè.

Evidemment, pour les sans terre de la capitale, c’est pratiquement un cri de victoire qu’il faut lancer.

Difficile, pour ces derniers, de comprendre que des personnes puissent « parquer » de si grands espaces en ville, alors que, eux, ne demandent qu’un lopin de terrain pour s’y abriter.

Mais cette controverse est loin d’être le souci du gouvernement burkinabè qui est, selon certains observateurs, plutôt intéressé par se faire pleins les poches.

En effet, même si le refrain quotidien de bon nombre de personne est le « rien ne va dans le pays », la spéculation foncière, elle, ne cesse d’enfler.

Des parcelles sont vendues à des centaines de millions; voire des milliards de francs CFA.

C’est cette aubaine qui a mis l’eau à la bouche du gouvernement de Paul Kaba Tiéba.

L’Etat veut sa part du gâteau, et a donc décidé de prendre part à la spéculation.

Les terrains retirés seront remis en vente, à des prix probablement actualisés.

Quand les ressources se font rares, toutes idées pour renflouer les caisses de l’Etat est à priori la bienvenue.

Ceci est un cri du cœur du Moussa Zerbo, député de l’Union pour le progrès et le changement, un parti d’opposition burkinabè. C’est une voie de plus dans la polémique née de l’annonce d’une implantation d’une usine textile à Ouagadougou. Le Samedi, ce sont des chefs traditionnels de Koudougou qui ont demandé au président du Faso de peser pour que le nouvel investissement soit réalisé dans leur ville. Pour le député Zerbo, c’est plutôt Bobo Dioulasso qui doit être le point d’implantation de la nouvelle usine.

« Pays reconnu comme l'un des meilleurs producteurs de coton de la sous-région, surtout grâce à sa région Ouest où se trouve la capitale économique, le Burkina Faso n'a malheureusement pas une capacité à transformer son or blanc sur place. En  conséquence, l’exportation de cette matière première ne profite presque pas aux producteurs et au pays!

Fort heureusement, une lueur d'espoir semble pointer à l'horizon, avec le turc Ayka Textile  dont le Président, Yusuf Aydeniz,  déclarait à  sa sortie d'audience avec le Premier ministre Paul Kaba THIEBA:" Dans les six mois à venir, l'usine sortira de terre".

Le coût de l'investissement est estimé à 220 milliards de francs CFA, soit 335 millions d’Euros, et l’usine créera à terme 12 000 emplois.

C’est un projet salutaire. Mais, la grande déception vient du choix du lieu d'implantation de cette usine dans la capitale politique, Ouagadougou, au détriment de la capitale économique, Bobo-Dioulasso, qui, mieux, est pourvoyeuse de la matière première qu'est le coton.

Jadis, cette ville et ses alentours faisaient la fierté de notre pays de par les immenses potentialités qu'ils offraient sur tous les plans: Productions céréalière, cotonnière, fruitière, maraîchère ; ressources halieutiques, etc.

Nous savons également que toute usine exige beaucoup en matière d'eau.  Cette denrée est justement en abondance à Bobo-Dioulasso.

Une usine telle que la SAVANA, qui transformait les fruits et légumes en jus, en purée de conserve (tomate, confiture,...) et dont les produits étaient prisés dans la sous-région, a dû être bradée. La SIFA, première en production de motocyclettes et vélos,  a disparu. La SOFAPIL Winner agonise depuis des mois à cause de 800 millions de francs d'impôts impayés. La liste est longue,  si longue que l'on ne pourrait l’épuiser.

Avec cette usine de transformation de textile, il y a une réelle opportunité de soulager la souffrance de nos producteurs de coton, et de redonner un nouveau souffle à Sya. Hélas! Notre gouvernement se penche pour l’implantation de l’usine à Ouagadougou, loin de la matière première, loin des ressources en eau, malgré les surcoûts. La raison avancée est que c’est l’investisseur qui a choisi Ouagadougou. Cet argument ne tient pas, d’autant que l’Etat burkinabè détient 45 pourcent des actions. D’ailleurs, comment un Etat sérieux va-t-il se plier ainsi face à des investisseurs ?

L’implantation de l’usine à Ouagadougou va engendrer des frais supplémentaires pour le transport. Nous pensons que, du point de vue de la situation géographique, par rapport au chemin de fer qui nous relie au port d'Abidjan, le pays gagnerait à implanter cette usine à Bobo-Dioulasso.

Loin de nous un esprit régionaliste !  C'est une question de bon sens!

Chers promoteurs et actionnaire, prêtez attention aux nombreux cris de cœur du Grand Ouest! 

Pour terminer, nous invitons solennellement les hommes politiques bobolais de tous les bords, les organisations de la société civile et les autres leaders d’opinions, à surpasser les divisions pour défendre ce qui est bien pour  le Burkina Faso et pour la ville de Bobo-Dioulasso.

Dans ce sens, nous les inviterons bientôt à signer une pétition à l’intention de nos plus hautes autorités. »     

Quatre organisations de premier plan qui soutiennent l'agriculture africaine se retrouvent dans un partenariat stratégique novateur pour accroître les revenus et améliorer la sécurité alimentaire de 30 millions de petits ménages agricoles dans au moins 11 pays africains d'ici 2021.

Le Partenariat pour la Transformation Agricole Inclusive en Afrique (PIATA), d’une valeur de plusieurs millions de dollars, a été lancé mercredi à l’occasion de l’édition 2017 du Forum pour la Résolution Verte en Afrique 2017 (AGRF). Le PIATA est un partenariat innovant et porteur de changement ainsi qu’un moyen de financement qui mènerait vers une transformation inclusive de l’agricole dans tout le continent.

La Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Rockefeller et l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) fourniront ensemble jusqu'à 280 millions de dollars américains pour catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d'Afrique, ce qui augmentera les revenus et améliorera la sécurité alimentaire de 30 millions d’exploitations agricoles familiales de petite taille.

Selon le Rapport 2017 sur l'état de l'agriculture en Afrique, le continent a besoin d'une révolution agricole qui soit originale et qui relie des millions de petites exploitations à des entreprises agroalimentaires, créant des chaînes d'approvisionnement alimentaires étendues, des emplois et des opportunités économiques pour de larges segments de la population. L'agriculture est encore le meilleur moyen pour une croissance économique africaine inclusive et une réduction de la pauvreté.

Le Ghana, le Nigeria, le Mali, le Burkina Faso, le Rwanda, l’Ouganda, le Kenya, l’Ethiopie, la Tanzanie, le Malawi et le Mozambique sont les 11 pays prioritaires pour le PIATA.

Pour compter d’octobre, il sera possible pour les patrons d’entreprises de renforcer leur efficacité, avec comme atout, l’éthique. Une association religieuse a lancé mardi à Ouagadougou un programme de formation intensive à cet effet. En 14 semaines, Action Chrétienne Tous pour la Solidarité (ACTS) va s’atteler à préparer les entrepreneurs afin qu’ils puissent développer leurs sociétés en misant sur l’éthique.

La méthode, qui a déjà fait ses preuves au Rwanda et en Afrique du Sud, sera dupliquée au Burkina grâce à un partenariat avec Regent University des Etats-Unis.

Les frais de participation à ces cours sont fixés à 200 000 F CFA.

Cette formation au profit des chefs d’entreprises est la première activité d’envergure de Business Developpement Center, une structure de renforcement de capacités créée par ACTS. Selon sa fondatrice Joanna Ilboudo, les formations seront dispensées par des personnes ressources du Burkina, mais aussi des Etats-Unis et de plusieurs pays d’Europe.

Le vol inaugural de cette compagnie de transport aérien est prévu pour ce 22 juin, un aller retour Ouagadougou - Bobo Dioulasso.

La presse privée ne veut plus que son argent dorme dans les caisses de l’Etat et le Premier ministre est d’avis. Paul Kaba Thièba en rencontrant les responsables de la presse privée dans la soirée du mardi 16 mai 2017 au palais de Koulouba a fait une promesse. 

Dans un communiqué en date du 20 mars 2017, la directrice générale adjointe des Impôts donne des précisions aux contribuables à propos de la grève du syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID).

Le syndicat national des agents des Finances (SYNAFI) a organisé une conférence de presse dans la soirée du mardi 14 mars 2017 à Ouagadougou. Objectif, échanger avec les hommes de médias sur la suspension de leur mot d’ordre de grève.

Décerné en octobre 2016, c’est le 27 janvier 2017 que le PDG de Coris Bank International a reçu officiellement le trophée 2016 du Général Tiémoko Marc Garango.

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