Economie

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Que se serait-il passé le mercredi 8 mai à La Poste si le Directeur général, stoïquement, avait refusé de suivre les agents de sécurité venu lui demander d’accepter son exfiltration ? Gilbert Goh, secrétaire général du Syntrapost allait-il ordonner le lynchage du sieur Nabi Issa Coulibaly ?

Qu’un mouvement de foule connaisse un débordement violent est condamnable, y compris aux yeux de la loi. Mais que le premier responsable d’une organisation syndicale légalement constituée assume ces faits est, en sus, d’une extrême gravité. « Ce n’est pas qu’on est auteur de ce qui est arrivé mais on ne se dédouane pas aussi », a eu à déclarer Gilbert Goh. Pourtant, un syndicat, ça se respecte, et ça se fait respecter, par la force de l’argumentaire.

C’est un droit légitime des travailleurs de la poste de déployer toutes les initiatives pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Des initiatives qui, dans un état de droit, sont prévues et canalisées par la loi.

Il faut donc urgemment que la raison revienne à La Poste. Le Syntrapost a le devoir d’y contribuer, pour justifier pleinement son rôle de représentant et porte-voix des travailleurs face à la direction.

La violence, notre pays en a suffisamment déjà, avec les mouvements terroristes qui nous agressent et nous endeuillent à longueur de temps. Le massacre de Dablo survenu ce dimanche ne fait que nous le rappeler trop. Les Burkinabè n’ont pas besoin d’un syndicalisme terrorisant sur leur sol.

Au passage, mention spéciale aux éléments de la police qui ont préféré jouer la carte de l’apaisement en s’en allant avec le Directeur général Coulibaly. Comme ils en ont la prérogative, ils auraient pu opter de restaurer l’ordre dans cet espace public.

La sagesse, l’élégance dans les méthodes ne sont nullement antinomiques à la fermeté. Si les travailleurs de La Poste sont certains de leurs bon droit, ils finiront par triompher.

Dans son document de présentation consultable sur le site www.sonapost.bf, la Syntrapost insiste qu’il est « surtout une force de proposition de solution aux problèmes du moment ». Ce syndicat, né sous la houlette du très respectable Joanny Kaboré qui fut son premier secrétaire général, réaffirme, dans le même document, « œuvrer par le dialogue à l’amélioration continue des conditions de travail de ses membres ».

Le Syntrapost, depuis sa création en 1990, s’est toujours présenté à l’opinion comme étant davantage un syndicat responsable. Tout porte à croire donc que ce mouvement d’humeur violent n’est le fait que d’un groupuscule qui semble avoir des problèmes avec le syndicalisme,et surtout, avec l’histoire même du syndicat dont ils se réclament.

Si pomme de discorde il y a, et c’est envisageable, ce doit être sur la conduite des nécessaires réformes qui tardent à être mises en œuvre. Selon plusieurs cadres de l’entreprise, La Poste est à la croisée des chemins : reformer au plus tôt ou périr.

Les travailleurs ont sans doute à cœur de préserver leur outil de travail et c’est dans la concertation que la meilleure formule pour y parvenir sera trouvée. Il y a donc mieux à faire à La Poste que de se livrer en spectacle aux badauds. L’entreprise a considérablement perdu du terrain dans son cœur de métier qu’est la livraison du courrier. 

Le 11 octobre 2018, face à la presse, le Directeur général insistait sur l’impératif pour La Poste de retrouver son rang de « premier coursier professionnel » au Burkina Faso. Pour y parvenir, il faut de la sérénité, et du travail car, comme le soulignait le ministre de tutelle, Hadja Fatimata Ouattara, « le courrier classique n’est plus une activité rentable pour la poste ». C’était le 6 décembre et elle demandait à La Poste d’imaginer des solutions pour être « proche de sa clientèle, avec des services innovants ».

Lors de la 26e assemblée générale des sociétés d’Etat en juin 2018, La Poste était de la liste des entreprises qui ont connu une baisse de leur volume d’activités et un recul du chiffre d’affaires sur l’année.

Dit simplement, la survie de la poste est en question et il faut travailler à éviter l’un des plus anciennes entreprises publiques burkinabè de mettre la clé sous le paillasson.

Il faut donc espérer que cette surchauffe sera relèvera vite du passé pour que prenne place un dialogue fécond pour faire de La Poste une entreprise à nouveau prospère. Près de 3000 emplois directs et indirects sont en jeu.

Coup sur coup, le gouvernement annonce sa volonté d’exproprier les attributaires de parcelles non encore viabilisées de la Zone d’activités commerciales et administratives (Zaca), puis ceux de Ouaga 2000.

Une mesure perçue, dans certains milieux, comme une pression inopportune, au regard de la relative morosité de l’économie burkinabè.

Evidemment, pour les sans terre de la capitale, c’est pratiquement un cri de victoire qu’il faut lancer.

Difficile, pour ces derniers, de comprendre que des personnes puissent « parquer » de si grands espaces en ville, alors que, eux, ne demandent qu’un lopin de terrain pour s’y abriter.

Mais cette controverse est loin d’être le souci du gouvernement burkinabè qui est, selon certains observateurs, plutôt intéressé par se faire pleins les poches.

En effet, même si le refrain quotidien de bon nombre de personne est le « rien ne va dans le pays », la spéculation foncière, elle, ne cesse d’enfler.

Des parcelles sont vendues à des centaines de millions; voire des milliards de francs CFA.

C’est cette aubaine qui a mis l’eau à la bouche du gouvernement de Paul Kaba Tiéba.

L’Etat veut sa part du gâteau, et a donc décidé de prendre part à la spéculation.

Les terrains retirés seront remis en vente, à des prix probablement actualisés.

Quand les ressources se font rares, toutes idées pour renflouer les caisses de l’Etat est à priori la bienvenue.

Ceci est un cri du cœur du Moussa Zerbo, député de l’Union pour le progrès et le changement, un parti d’opposition burkinabè. C’est une voie de plus dans la polémique née de l’annonce d’une implantation d’une usine textile à Ouagadougou. Le Samedi, ce sont des chefs traditionnels de Koudougou qui ont demandé au président du Faso de peser pour que le nouvel investissement soit réalisé dans leur ville. Pour le député Zerbo, c’est plutôt Bobo Dioulasso qui doit être le point d’implantation de la nouvelle usine.

« Pays reconnu comme l'un des meilleurs producteurs de coton de la sous-région, surtout grâce à sa région Ouest où se trouve la capitale économique, le Burkina Faso n'a malheureusement pas une capacité à transformer son or blanc sur place. En  conséquence, l’exportation de cette matière première ne profite presque pas aux producteurs et au pays!

Fort heureusement, une lueur d'espoir semble pointer à l'horizon, avec le turc Ayka Textile  dont le Président, Yusuf Aydeniz,  déclarait à  sa sortie d'audience avec le Premier ministre Paul Kaba THIEBA:" Dans les six mois à venir, l'usine sortira de terre".

Le coût de l'investissement est estimé à 220 milliards de francs CFA, soit 335 millions d’Euros, et l’usine créera à terme 12 000 emplois.

C’est un projet salutaire. Mais, la grande déception vient du choix du lieu d'implantation de cette usine dans la capitale politique, Ouagadougou, au détriment de la capitale économique, Bobo-Dioulasso, qui, mieux, est pourvoyeuse de la matière première qu'est le coton.

Jadis, cette ville et ses alentours faisaient la fierté de notre pays de par les immenses potentialités qu'ils offraient sur tous les plans: Productions céréalière, cotonnière, fruitière, maraîchère ; ressources halieutiques, etc.

Nous savons également que toute usine exige beaucoup en matière d'eau.  Cette denrée est justement en abondance à Bobo-Dioulasso.

Une usine telle que la SAVANA, qui transformait les fruits et légumes en jus, en purée de conserve (tomate, confiture,...) et dont les produits étaient prisés dans la sous-région, a dû être bradée. La SIFA, première en production de motocyclettes et vélos,  a disparu. La SOFAPIL Winner agonise depuis des mois à cause de 800 millions de francs d'impôts impayés. La liste est longue,  si longue que l'on ne pourrait l’épuiser.

Avec cette usine de transformation de textile, il y a une réelle opportunité de soulager la souffrance de nos producteurs de coton, et de redonner un nouveau souffle à Sya. Hélas! Notre gouvernement se penche pour l’implantation de l’usine à Ouagadougou, loin de la matière première, loin des ressources en eau, malgré les surcoûts. La raison avancée est que c’est l’investisseur qui a choisi Ouagadougou. Cet argument ne tient pas, d’autant que l’Etat burkinabè détient 45 pourcent des actions. D’ailleurs, comment un Etat sérieux va-t-il se plier ainsi face à des investisseurs ?

L’implantation de l’usine à Ouagadougou va engendrer des frais supplémentaires pour le transport. Nous pensons que, du point de vue de la situation géographique, par rapport au chemin de fer qui nous relie au port d'Abidjan, le pays gagnerait à implanter cette usine à Bobo-Dioulasso.

Loin de nous un esprit régionaliste !  C'est une question de bon sens!

Chers promoteurs et actionnaire, prêtez attention aux nombreux cris de cœur du Grand Ouest! 

Pour terminer, nous invitons solennellement les hommes politiques bobolais de tous les bords, les organisations de la société civile et les autres leaders d’opinions, à surpasser les divisions pour défendre ce qui est bien pour  le Burkina Faso et pour la ville de Bobo-Dioulasso.

Dans ce sens, nous les inviterons bientôt à signer une pétition à l’intention de nos plus hautes autorités. »     

Quatre organisations de premier plan qui soutiennent l'agriculture africaine se retrouvent dans un partenariat stratégique novateur pour accroître les revenus et améliorer la sécurité alimentaire de 30 millions de petits ménages agricoles dans au moins 11 pays africains d'ici 2021.

Le Partenariat pour la Transformation Agricole Inclusive en Afrique (PIATA), d’une valeur de plusieurs millions de dollars, a été lancé mercredi à l’occasion de l’édition 2017 du Forum pour la Résolution Verte en Afrique 2017 (AGRF). Le PIATA est un partenariat innovant et porteur de changement ainsi qu’un moyen de financement qui mènerait vers une transformation inclusive de l’agricole dans tout le continent.

La Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Rockefeller et l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) fourniront ensemble jusqu'à 280 millions de dollars américains pour catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d'Afrique, ce qui augmentera les revenus et améliorera la sécurité alimentaire de 30 millions d’exploitations agricoles familiales de petite taille.

Selon le Rapport 2017 sur l'état de l'agriculture en Afrique, le continent a besoin d'une révolution agricole qui soit originale et qui relie des millions de petites exploitations à des entreprises agroalimentaires, créant des chaînes d'approvisionnement alimentaires étendues, des emplois et des opportunités économiques pour de larges segments de la population. L'agriculture est encore le meilleur moyen pour une croissance économique africaine inclusive et une réduction de la pauvreté.

Le Ghana, le Nigeria, le Mali, le Burkina Faso, le Rwanda, l’Ouganda, le Kenya, l’Ethiopie, la Tanzanie, le Malawi et le Mozambique sont les 11 pays prioritaires pour le PIATA.

Pour compter d’octobre, il sera possible pour les patrons d’entreprises de renforcer leur efficacité, avec comme atout, l’éthique. Une association religieuse a lancé mardi à Ouagadougou un programme de formation intensive à cet effet. En 14 semaines, Action Chrétienne Tous pour la Solidarité (ACTS) va s’atteler à préparer les entrepreneurs afin qu’ils puissent développer leurs sociétés en misant sur l’éthique.

La méthode, qui a déjà fait ses preuves au Rwanda et en Afrique du Sud, sera dupliquée au Burkina grâce à un partenariat avec Regent University des Etats-Unis.

Les frais de participation à ces cours sont fixés à 200 000 F CFA.

Cette formation au profit des chefs d’entreprises est la première activité d’envergure de Business Developpement Center, une structure de renforcement de capacités créée par ACTS. Selon sa fondatrice Joanna Ilboudo, les formations seront dispensées par des personnes ressources du Burkina, mais aussi des Etats-Unis et de plusieurs pays d’Europe.

Le vol inaugural de cette compagnie de transport aérien est prévu pour ce 22 juin, un aller retour Ouagadougou - Bobo Dioulasso.

La presse privée ne veut plus que son argent dorme dans les caisses de l’Etat et le Premier ministre est d’avis. Paul Kaba Thièba en rencontrant les responsables de la presse privée dans la soirée du mardi 16 mai 2017 au palais de Koulouba a fait une promesse. 

Dans un communiqué en date du 20 mars 2017, la directrice générale adjointe des Impôts donne des précisions aux contribuables à propos de la grève du syndicat national des agents des impôts et des domaines (SNAID).

Le syndicat national des agents des Finances (SYNAFI) a organisé une conférence de presse dans la soirée du mardi 14 mars 2017 à Ouagadougou. Objectif, échanger avec les hommes de médias sur la suspension de leur mot d’ordre de grève.

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