Société

Le mot n’est pas trop fort pour les proches de l’ancien maire de Ouagadougou, qui affirment que le dossier de Marin Casimir Ilboudo est "séquestré" par la justice burkinabè.

Interpellé le 29 juin 2015, il n’a toujours pas été entendu par un juge d’instruction. L’affaire le concernant avait été confiée au juge Théophile Nana, le même qui instruisait également le dossier sur la mort du juge constitutionnel Salifou Nébié.

Mais entretemps, le parquet se ravise. Marin Ilboudo ne peut être jugé dans la juridiction de Ouagadougou, une ville dont il été le maire.

Par Arrêt N°14 du 4 septembre 2015, la Chambre criminelle de la Cour de Cassation a, de ce fait, procédé au transfèrement du dossier au Tribunal de grande instance de Ziniaré.

Et c’est alors que la machine tombe en panne. Jusqu’à ce jour, le juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Ziniaré n’a pas reçu le fond du dossier.

Par lettre en date du 24 février 2016, les Conseils de M. Ilboudo interpellent le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou. Ils lui demandent d’intervenir pour permettre la transmission du dossier du prévenu Ilboudo au juge d’instruction de Ziniaré. Cette lettre est restée sans suite jusqu’à ce jour.

Selon les dernières informations obtenues par Kamanews, les avocats de l’ex maire vont s’adresser, dans les jours à venir, au Garde des Sceaux, ministre de la Justice et la Promotion civique dans l’espoir que leur cause sera mieux entendue.

"Il faut savoir que le juge d’instruction de Ziniaré, a priori, va reprendre le dossier à zéro", explique à Kamanews un auxiliaire de justice qui poursuit : "cela veut dire que Marin Ilboudo séjourne en prison depuis près d’un an pour rien pratiquement".

Pour son instruction, le juge Nana avait inculpé Marin Ilboudo pour "faux en écriture publique, usage de faux en écriture publique, usage de faux en matière de titre de jouissance de propriété et de plan de bornage, corruption passive, corruption active et complicité de faux et usage de faux en écriture publique".

Des chefs d’inculpation qui ne lieront pas forcément le nouveau juge d’instruction qui a saisi et qui attend de connaître du dossier.

Dans une vidéo d’une minute et demie en langue Fulfuldé, l’ex-otage australienne exprime sa reconnaissance à toute la population de Djibo pour le soutien "immense" dont elle a bénéficié "pendant son absence".

Le regard crispé, l’air émue, Jocelyn Elliot dit également être "reconnaissante à Dieu" et aux gouvernements du Burkina Faso, du Niger et du mali qui ont contribué à sa libération.

A l’endroit de ses ex-ravisseurs qui détiennent toujours son époux, l’australienne de 80 ans a un mot : "je suis aussi reconnaissante à ceux qui ont accepté de me libérer sans condition. Ils savent que le travail que nous avons effectué depuis 44 ans a fourni des services chirurgicaux vitaux aux personnes de toutes fois et de toutes origines".

Au sujet de son, époux, Jocelyn Elliot tente de garder l’espoir, malgré sa peur: "Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve. Mon mari le docteur n’est pas encore libre, mais nous avons espoir qu’il le sera bientôt".

Libérée, Jocelyn Elliot a rejoint Ouagadougou le 8 février. Elle avait été enlevée, en même temps que son époux, par des hommes se réclamant d’Al-Qaeda dans la nuit du 15 au 16 janvier dans la ville de Djibo où ils résidaient.

Le gouvernement burkinabè précise sa position sur la multiplication des brigades d’auto-défense, les Koglwéogo.

A la suite d’une concertation qu’ils ont tenue jeudi sur le sujet, les ministères en charge de la Défense, de la Sécurité et celui des Droits humains affirment que ces brigades "répondent à un besoin réel de sécurité des populations".

Du reste, poursuit le communiqué publié à l’issue de cette concertation, "des bonnes pratiques ont été notées" dans les activités des Koglwéogo. Le gouvernement en veut, pour preuve, leur "collaboration avec les forces de défense et de sécurité".

Toutefois, note le gouvernement, "de graves dérives" ont été constatées dans les agissements de ces organisations. Il s’agit des "atteintes aux droits humains et la pratique d’actes illégaux de police judiciaire".

Mais il n’est pas question d’interdire les Koglwéogo. Le gouvernement opte pour la sensibilisation, "dans le sens de les amener à se conformer à la loi".

La rencontre sur les Koglweogo a été co-présidée par le ministre en charge de la Sécurité, Simon Compaoré, et celui de la Justice, René Bagoro.

Le phénomène des Koglweogo suscite une vive controverse au Burkina Faso depuis plusieurs semaines. Dans une déclaration conjointe dimanche, trois syndicats de magistrats ont exigé leur "démantèlement sans délai".

Une sortie qui fait suite à celle de la Sécurité le 4 février. Il avait déclaré que les constitutions de ces groupes d’auto-défense sont des "initiatives intéressantes".

La justice burkinabè a une idée plus précise sur la manière dont les terroristes du 15 janvier sont parvenus à tuer 30 personnes à Ouagadougou.

Le procureur du Faso affirme que le commando était composé de « trois jeunes individus de sexe masculin ». Maïza Sérémé indique qu’ils étaient porteurs de fusils d’assaut de type AKS, de grenades défensives et de « combustibles dont la nature reste à déterminer ».

Selon le procureur du Faso, le Splendid Hôtel n’était, en fait, qu’un lieu de repli et, probablement, de rencontre de complice. La cible des assaillants était le restaurant café Cappuccino, où 29 personnes ont été tuées.

La justice burkinabè travaille sur la piste terroriste. « Le matériel employé pour l’attaque rapproche l’enquête de la filière djihadiste, auteur de l’attaque du Radisson Bleu au Mali », déclare le Procureur du Faso

En novembre 2015, une attaque contre un hôtel de Bamako et revendiquée par Al Mourabitounes, un groupe lié à Al Qaeda, avait fait 22 morts.

Sur sa marge de manœuvre dans la conduite des investigations, le procureur Sérémé dit avoir « les mains libres », mais évoque des « difficultés » sans en préciser la nature. Du reste, déclare-t-elle, « quelqu’un d’autre ne peut pas venir diriger l’enquête, c’est le parquet de Ouaga qui est saisi, c’est le Procureur du Faso qui dirige l’enquête ».

L’enquête en cours bénéficie, notamment, de l’appui  d’experts français. Certaines sources proches du dossier les suspectent de ne pas tout partager des informations recueillies avec la partie burkinabè.

Face aux critiques qui mettent en cause le niveau de sécurisation de ses installations, les militaires du Burkina se défendent : « Il n’y a pas eu de négligence sur le site de Yimdi », a affirmé vendredi soir le Commandant Mahamadi Bonkoungou. Du reste, précise-t-il, la réaction de la garde postée sur place « a été appropriée ».

Les assaillants sont repartis avec « quelques kalachnikov ».

L’enquête sur cette attaque du 22 janvier contre une poudrière située à une quinzaine de kilomètres de Ouagadougou se poursuit. Elle a permis l’arrestation de 11 suspects. Tous sont membres de l’ex Régiment de sécurité présidentielle, une unité de l’armée aujourd’hui dissoute.

Sept personnes sont actuellement recherchées par les enquêteurs militaires.

Des ratissages sont en cours à Yimdi, localité située à la périphérie Ouest de Ouagadougou. Le dépôt de matériel de l’armée qui s’y trouve a été la cible d’une attaque dans la nuit de jeudi à vendredi.

Selon les informations obtenues par Kamanews, les auteurs de l’assaut sont repartis avec des munitions et des armes.

Les assaillants, au nombre d’une vingtaine, portaient des uniformes similaires à celles de l’ex régiment de sécurité présidentielle.

Une autre source contactée par Kamanews fait état d’importants dégâts matériels.

« La situation est maitrisée », selon des militaires actuellement déployés pour renforcer la sécurité du site.

Des forces étrangères, notamment françaises et américaines, ont pris part à l’assaut contre les auteurs de l’attentat terroriste.

Les Etats-unis ont, ainsi, mis à disposition du Burkina un drone, cet avion sans pilote utilisé par les militaires américains sur plusieurs théâtres d’opération. 

«Oui, il y a un drone sur zone », a confirmé à Kamanews une source militaire, quelques minutes avant l’assaut sur le Splendid Hôtel , au petit matin du samedi 17 janvier.

Ce déploiement de matériel s’est fait en réponse à une requête formulée par la France.

Selon une source au Pentagone, relayée par l’AFP, Washington a donné une suite favorable à une demande, faite par Paris, de « soutien immédiat ISR ». Il s’agit d’une surveillance aérienne, généralement assurée par des avions san pilote.

La base de drones américains la plus proche de Ouagadougou se trouve au Niger. Elle est opérationnelle depuis 2013, dans le cadre des opérations contre le terrorisme.

Celui que les auditeurs de radio Haute Volta (actuelle radio nationale du Burkina) appelaient Dj Yann alias Yannick l’unique, est arrivé à la radio à l'âge de 19 ans, d'abord en tant qu'animateur. Beaucoup se souviennent de son émission "Antenne D": cabine D, studio D en complicité avec Halidou Ouédraogo (OH), son technicien à l'époque.

Il sera repéré plus tard par le regretté Watamou Lamien, alors rédacteur en chef, qui l’envoie à  la présentation du journal.

Pour l’anecdote, il se souvient avoir été le 1er journaliste à présenter le journal en position debout.

Son professionnalisme étant reconnu, il sera copté par la radio Africa N°1 qui fait de lui son correspondant permanent à Ouagadougou.

Yann est aussi un homme de foi. Depuis 2011, il est le Coordonnateur Général de Impact TV, une télévision confessionnelle qu'il a rejoint après avoir pris une disponibilité de 4 ans à la radio nationale.

La retraite ? Yann n’y pense pas. Il annonce même un grand coup. "Bientôt vous m'entendrez sur certaines radios de la place", a-t-il confie à Kamanews. Renseignement pris, Laurent Yannick Bayala sera à la présentation du 13h de radio Burkina, c’est ce vendredi 15 janvier.

Une poudrière constituée de 7750 détonateurs, de 5940 charges explosives, de 49 rouleaux de cordons détonateurs d’une longueur de 350 mètres, c’est la découverte faite par la gendarmerie nationale dans la capitale burkinabè.

C’est un domicile privé du quartier Hamdalaye, en partie occupé par des élèves, qui servaient de lieu d’entreposage de ces explosifs.

Le stock a été saisi par les gendarmes le 9 janvier, avant son transfert dans les régions de Kongoussi, Kampti et de Gaoua, pour y être commercialisé auprès des orpailleurs.

Selon les indications fournies par les gendarmes, ces explosifs ont été frauduleusement importés du Ghana.

Le 15 juillet 2014, cinq personnes avaient trouvé la mort dans l’explosion d’un dépôt illégal d’explosif dans le quartier de Larlé.

C’est un homme dont le nom reste lié à l’histoire de la presse au Burkina Faso. Premier animateur en langue Mooré, Inoussa Sankara a également été promoteur d’entreprise de radiodiffusion privée.

Aujourd’hui, un groupe de jeunes estime que les apports de cet homme à la construction du Burkina Faso ne sont pas suffisamment valorisés. Ils ont alors mis en place le « Mouvement Justice pour Inoussa Sankara».  Plus de précisions sur cette initiative dans cet entretien accordé à Kamanews par le porte-parole de la structure, Pierre Ouédraogo.

Kamanews : Qu’est-ce qui justifie la création d’un « Mouvement Justice pour Inoussa Sankara» aujourd’hui ?

Pierre Ouédraogo : C’est pour répondre à un besoin. A notre avis, il y a, quelque part, une injustice, une absence d’équité dans le traitement qui est fait aujourd’hui de l’image de Inoussa Sankara. C’est comme si des gens voulaient faire oublier son passage sur cette terre et, pire, ternir même sa mémoire.

Et comme si cela ne suffisait pas de vouloir porter atteinte à cette mémoire, des gens veulent nuire à l’image de ses enfants, de toutes ces personnes qui sont convaincues que Inoussa Sankara a été et restera une des grandes figures de notre pays.

C’est un monsieur qui a été l’auteur d’œuvres gigantesques pour tout le Faso et pour nous, il faut tout faire pour que sa mémoire reste présente dans les cœurs des Burkinabè.

Justement, pour les lecteurs de Kamanews qui n’ont pas une bonne connaissance de Inoussa Sankara, qui était-il ?

Inoussa Sankara est décédé un 31 mars, c’était il y a 17 ans. Le grand public l’appelait plutôt Sankara Inoussa. Il a contribué à valoriser nos langues nationales, et il s’y est personnellement investi. Il a ainsi été le premier animateur en langue  Mooré  à la radio nationale du Burkina.

Puis, quand est intervenue la libéralisation des ondes, il a créé la chaine des radios ‘’Energie’’, dont il était le Président directeur général. C’est à cette époque qu’il a pris le surnom de « Nékré », qui signifie, en langue Mooré, « réveil », en référence au travail d’éveil des consciences qu’il menait.

On peut ajouter aussi que Inoussa Sankara a été député en 1978.

Quelles sont les actions au programme de votre mouvement ?

Nous allons, premièrement,collectionner et rendre disponibles les grandes œuvres de l’homme. De la sorte, tous ceux qui voudraient s’informer sur lui sauront où aller.

Le 31 mars, nous comptons aussi organiser le 17e anniversaire de sa disparition.

D’une manière plus générale, notre action consistera à nous faire entendre, partout ou besoin sera, pour que éviter une seconde mort à Inoussa Sankara.

L’usurpation d’identité est une pratique qui a tendance à se banaliser sur Internet.

Depuis quelques jours, c’est un compte Facebook ouvert au nom de Fatou Diendéré qui tente de prendre de l’argent aux internautes.

Le profil est douteux. Ouagadougou est le lieu de résidence de cette personne qui se fait passer pour l’épouse du général Diendéré, et elle indique avoir été députée au ministère de la Justice.

L’animateur du compte engage une conversation banale avec ses « amis » sur Facebook puis, passe à l’offensive.

« Je suis actuellement en Mission en Chine depuis hier, je rentre demain. Et vu mon emploi du temps très chargé, je voudrais te confier une tâche très urgente si possible. Je vais te remettre les cordonnées d'une amie sur Abidjan qui a eu un accident de circulation très grave actuellement elle est hospitalisée, alors je voudrais que tu lui envoie la somme de 200.000 fr si possible,  pour ces soins car le médecin est en attente urgente de cette somme. Je t'en serai  éternellement reconnaissant. »

Notre journaliste décide de jouer le jeu et compatit à la douleur de cette amie blessée.

Le cybercriminel rassuré, rappelle l’urgence de la situation et donne une adresse à laquelle l’argent doit être envoyé. « Nom: ADONGON Prénoms: DIEUDONNE Pays: COTE D'IVOIRE Ville: ABIDJAN Adresse: 10 BP 3177 ABIDJAN 10 c'est le médecin en question son contact: 00225 75 99 83 97 ».

Evidemment, cet argent ne sera jamais envoyé, malgré les relances de cette bien singulière Fatou.

La scène s’est produite le 4 janvier dans la ville de Lyon, en France. Un garçon de 16 ans rode dans une station de métro. Puis il se dirige vers un homme, lui pointe dans le dos le canon d’une arme.

Le marché central de Ouagadougou a été le théâtre d’un cambriolage dans la nuit du 26 au 27 décembre.

Une dizaine de boutiques à l’intérieur de Rood woko a été visité par des voleurs.

Aucun bilan des pertes enregistrées n’est pour l’instant disponible.

« Nous ne savons plus quoi faire », a confié à kamanews un commerçant dudit marché. Une inquiétude qui s’explique par le fait que ce cambriolage a pu s’opérer alors que le marché, dont les portes étaient fermées, est placé sous la surveillance de la police et d’agents de sécurité privée.

L’Union Internationale de la Presse Francophone(UPF) réclame la remise en liberté de Yoda Caroline et Adama Ouédraogo. Tous deux journalistes, ils sont détenus à la prison militaire de Ouagadougou dans le cadre de l’enquête sur le coup d’Etat opéré, en septembre, par un groupe conduit par le Général Gilbert Diendéré.

L’UPF souhaite que soit porté à la connaissance du public les faits « ayant fondé la décision d’arrestation » des deux journalistes.  Faute de publication de ces éléments, cette organisation qui œuvre dans la défense de la liberté de la presse « exige la libération des deux journalistes emprisonnés ».

Adama Ouédraogo, du journal L’Observateur paalga, et Caroline Yoda, de la télévision BF1, sont arrêtés pour complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de destruction aggravée de biens, de coups et blessures, ainsi que pour complicité de meurtre.

Le 23 décembre, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire a indiqué que les faits pour lesquels ils sont retenus sont sans rapport avec l’exercice de leur profession de journaliste.

Un bus de transport en commun a été la cible d’une attaque mardi, sur l’axe reliant les villes de Ouagadougou et de Po.

Plusieurs blessés, dont quatre graves, ont été conduits au centre de santé de Nobéré, localité à proximité de laquelle est survenu le braquage.

Au moins deux des blessés sont en cours d’évacuation sur Ouagadougou pour y recevoir une meilleure prise en charge.

Les assaillants ont emporté une importante somme d’argent, selon les premiers témoignages recueillis par Kamanews.

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