Société

"Ainsi j'ai plaidé" ! C’est par cette formule que chacun des avocats a terminé sa plaidoirie ce matin 16 janvier 2017 devant le tribunal militaire de Ouagadougou.

Si le parquet a requis deux à vingt ans pour la plupart des accusés, trois ont bénéficié de circonstances atténuantes. Il s'agit des soldats Maboné et Gansonré en raison de doutes quant a l’établissement de preuves, et du soldat Coulibaly Patrice mis hors cause car ayant reçu l'information sur le projet criminel le 26 décembre, donc après l'arrestation de ses camarades.
Pour les avocats de la défense, les peines requises par le parquet à l’encontre de leurs clients sont très sévère.

Les avocats ont aussi remis en cause la retranscription de l'enregistrement sonore et disent avoir des inquiétudes sur sa provenance et son authenticité. Ils clament toujours ne pas comprendre le bien fondé du refus  du tribunal d’auditionner le soldat Ido et les Généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé,  mis en cause par les accusés lors du procès.

Pour les avocats, ce dossier est vide car il n'existe pas de preuves concrètes qui inculpent leurs clients de façon indiscutable. Il y a eu des manquements dans l’instruction de ce dossier en témoigne la présence de pièces qu’aucun des prévenus ne reconnait. Pour Me Antoinette Boussim, ce dossier est un acharnement contre les éléments de l’ex RSP.

Le marathon judiciaire que la justice militaire a relancé  le jeudi 5 janvier est entrain de tenir toutes ses promesses. Il est loin de se terminer. Aussitôt suspendu après sa reprise ce 12 janvier, le procès reprendra lundi.

Le juge a, de plein droit, requalifié les faits de la poursuite. Les prévenus sont poursuivis désormais pour complot militaire, une infraction pour laquelle ils encourent jusqu’à la peine de mort. Au Burkina Faso, cette sanction est appliquée par fusillade.

Un revirement de situation au regard duquel les avocats de la défense ont demandé un delai 72h pour mieux se préparer. Pour eux, même si le juge refuse toujours de le concéder, cette requalification est bien la preuve que le tribunal militaire est incompétent pour connaitre de cette affaire. C’est du reste l’une des exceptions qu’ils avaient soulevées à l’entame de ce procès.

Bien tenaces, les avocats de la défense ont, de nouveau, insisté sur la nécessite de faire comparaître les Généraux Gilbert Diendéré et Pingrenoma Zagré à titre de témoins. Une revendication rejetée par le juge jusqu’à présent, malgré le fait que l’accusation n’y voit aucun "inconvénient".

Les avocats réclament aussi du juge que soient prises en comptes, les informations "précises" fournies à l’audience par le Caporal Madi Ouédraogo, le présumé cerveau de cette affaire. Ce dernier a indiqué au tribunal être victime d’un complot, pour avoir refusé d’obéir au Général Yacouba Isaac Zida.

Selon Madi Ouédraogo, l’ancien Premier ministre burkinabè lui avait demandé de tuer les Généraux Diendéré, Bassolé et l’actuel président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo.

La paix, ce que se sont le plus souhaitée Roch Marc Christian Kabore et le personnel du ministère de la Défense lors d’une cérémonie de vœux le 9 janvier 2017.

L’armée burkinabè dit être engagée à se donner les moyens de mieux faire face aux défis qui se posent à elle. Au nom de ses frères d’armes, le secrétaire général du ministère de la Défense nationale et des anciens Combattants, Colonel-Major Alassane Moné a évoqué l’élaboration, en cours, d'un plan Stratégique 2017-2021 pour la réforme des Forces Armées Nationales. Un passage, selon lui, pour construire une armée opérationnelle, professionnelle et républicaine.

Les participants à cette cérémonie n’oublieront pas de sitôt la minute de silence observée, à la demande du Président du Faso, également ministre de la Défense. Un moment lourd d’émotions pour les éléments de cette armée qui ont vu plusieurs des leurs tomber en 2016 sous les balles d’assaillants terroristes.

Roch Marc Christian Kaboré a félicité l'ensemble des forces Armées pour les actions menées l’année écoulée. Il a pris l’engagement de doter convenablement les militaires burkinabè en ressources, pour leur permettre d’être plus efficaces.

Les effectifs seront renforcés, de même que la coopération militaire avec les pays voisin, a aussi indiqué le président Kaboré.

C’est une révélation ahurissante qui est faite par le principal hôpital du Burkina Faso. Dans un communiqué rendu public ce 7 novembre, la Direction générale de Yalgado Ouédraogo déplore avoir constaté que "le phénomène d’abandon des parents malades est de plus en plus monnaie courante".

Des comportements que les auteurs expliquent par la lassitude. "On voit des parents venir ‘se décharger’ nuitamment dans les couloirs du CHU-YO de leurs parents, au motif parfois qu’ils sont ‘fatigués’ de les soigner", poursuit le communiqué.

Autre indication donnée par l’hôpital Yalgado, "de plus en plus, ce sont des malades mentaux, dont les parents ont fait le tour des guérisseurs sans succès, sont convoyés en catimini à l’hôpital".

L’établissement hospitalier dispose d’un mécanisme de prise en charge des malades indigents. Un dispositif pas toujours approprié. Pour ce faire, il dit avoir entrepris la réflexion pour mieux y faire face, en collaboration avec la commune de Ouagadougou, la direction régionale de l’action sociale et les sapeurs-pompiers.

En proie à des attaques qualifiées de terroristes par le gouvernement burkinabè, les responsables de la sécurité de la région de Sahel disent avoir besoin de plus de ressources humaines pour faire face à la situation. C’est ce qu’a relevé, lundi, le directeur régional de la police nationale du Sahel, Daniel Zoungrana.

Au sortir d’une rencontre avec  le ministre en charge de la Sécurité, il a souligné qu’ "il n’y a pas suffisamment  d’hommes à tous les niveaux des services de sécurité", ce qui impacte la capacité de réaction rapide des forces.

La porosité des frontières est également à prendre en compte pour comprendre la difficile situation sécuritaire du Burkina Faso, a indiqué le commissaire Zoungrana.

Une complainte qui a été entendue par le ministre en charge de la Sécurité. Simon Compaoré dit comprendre que les forces de défense et de sécurité travaillent "dans des contextes extrêmement difficiles". Ils invitent les populations à ne pas en rajouter, avec des critiquent désobligeantes et "des mots qui frustrent".

Il a promis aux directeurs régionaux de la police son appui, afin qu’ils puissent "assurer la mission qui leur a été confiée, mission de protection des personnes et de leurs biens, mission de protection de leurs zones".

Suite à l’incident ferroviaire qui s’est produit sur le pont à tablier métallique du fleuve N’ZI, dans l’après-midi du mardi 6 septembre 2016, et impliquant un train de marchandises en provenance d’Abidjan, Sitarail a  commis une équipe d’experts nationaux et internationaux en ponts ferroviaires, pour une réparation urgente de la travée endommagée de cet ouvrage.

La Sitarail assure les usagers du chemin de fer que ses équipes sont mobilisées et que des moyens importants sont mis en œuvre pour la reconstitution de la plateforme ferroviaire, le rétablissement de la voie ferrée et la reprise des circulations ferroviaires, d’ici une quinzaine de jours. Dans l’intervalle, elle étudie des solutions temporaires rail / route afin de ne pas pénaliser les trafics importants pour l'économie des deux pays. 

La Direction générale tiendra ses clients et partenaires informés de l’évolution de la situation et leur réitère toutes ses excuses pour les désagréments causés.

Direction de la Communication et des Relations extérieures

SITARAIL

Selon les informations exclusives obtenues par kamanews, les faits se sont produits aux environs de 23 heures, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Des personnes non identifiées ont tiré à balles réelles sur une unité des douanes déployées à Markoye, localité située dans la région du Sahel et qui fait frontière avec le Mali et le Niger.

L’attaque a fait 5 blessés. Parmi eux, un douanier et un civil qui finiront par succomber.

Des sources contactées par Kamanews affirment qu’il s’agit d’une attaque terroriste.

Dans cette même région, en 2015, le poste de douanes de Déou, a été la cible d’une attaque à la kalachnikov dans la nuit du 24 juin. La riposte de l’agent de garde avait contraint l’assaillant à prendre la fuite. Aucune personne n’a été touchée par les tirs et rien non plus n’a été emporté.

Depuis la survenue de la crise malienne, il règne une psychose dans la région de Markoye. En aout 2015, Hamadou Yanoussi, chef traditionnel de Markoye, se confiait à Sidwaya, le quotidien d’Etat, en ces termes : « Avant, les gens n’avaient pas peur ; mais actuellement, ce n’est plus le cas».

Cette agression contre le poste de douane de Markoye sonne comme la fin d’une trêve, après l’attaque terroriste du 15 janvier à Ouagadougou qui s’est soldée par 30 morts.

Le Burkina Faso, appuyé par la France, les Etats unis, le Niger, le Mali et de la Côte d’Ivoire, mène une enquête qui, pour l’instant, n’a pas permis de mettre la main sur les auteurs de cette attaque.

Ce mardi ont débuté les épreuves du certificat d’étude primaire (CEP).

Au total, 348 613 candidats sont à l’assaut de ce premier diplôme de l’enseignement général au Burkina.

Un chiffre en hausse de 5,43%, comparé à celui de la session de 2015.

Fait notable, les filles représentent 52,19 % des candidats.

A quelques jours du début des examens et concours scolaires (BEPC, CAP, BEP, CEP), prévus du 1er juin au 13 juillet, le ministre de l’éducation national, Jean Martin a échangé avec les hommes de médias. C’était ce lundi 30 mai 2016. Les récentes mesures prises par le gouvernement pour faire face aux préoccupations du secteur de l’éducation, la réalisation des infrastructures, les recrutements au titre de l’année 2016, l’organisation des examens scolaires, les innovations de la session 2016 des examens et concours, le budget de la session 2016, la situation la crise scolaire a Nagaré et Gounghin ont été au centre des échanges

Le budget de l’organisation des examens et concours du post-primaire session de 2016 s’élève à 4 933 593 636 FCFA. La dotation budgétaire pour cette activité étant de 3 586 000 000 FCFA, il se dégage un besoin de financement de 1 429 222 679 FCFA. Mais le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation rassure les 243514 postulants que tout sera mis à l’œuvre par le gouvernement pour que la présente session se déroule sans grand accroc.

Pour ce faire 38 500 acteurs de l’éducation, 4 500 agents des forces de sécurités et 9844 salles sont affrétés. Les innovations au niveau du post-primaire et du secondaire de la session 2016 se caractérisent par le conditionnement des épreuves du second tour du BEPC dans des enveloppes de couleurs différentes pour éviter l’ouverture de celles-ci par erreurs, la délivrance de relevés de notes aux candidats admis comme ajournés. Aussi 329 jurys sur les 429 que comptera le BEPC seront informatisés. Au niveau du primaires les principales innovations sont entre autres une meilleure prise en compte de l’enseignement bilingue dans l’évaluation de fin de niveau primaire et l’introduction du kasem( langue kassena, gourounsi de po) pour la première fois par les candidats concernés par cette langue.

Les crises scolaires survenues à Nagaré et à goughin ont été évoquées par le ministre. Des mesures conservatoire annoncées, il ressort la délocalisation des examens dans d’autres centres, le suivi psychologique des victimes, la fermeture des établissements concernés jusqu’à nouvelles ordre, la relecture des textes portant organisation des contrôles de connaissances et des autres évaluations des élèves.

Jean matin Coulibaly a aussi fait le point du paiement des frais de scolarité, des vacations et heures supplémentaires. En attendant l’épurement de cette dette, le ministre de l’éducation a laissé entendre que le dossier de la subvention de l’état à l’union nationale des établissements privés laïcs a été engagé pour un montant de 250 000 000 FCFA. Des dossiers de frais de scolarité reçus des 13 directions régionales de du Mena, un seul a été engagé et payé le 18 mai 2016 pour 8 250 000. Trois dossiers ont été engagés le 27 mai dernier pour 160 000 000 FCFA, et 09 autres sont en attentes des rapports de vérification

Sur 85 dossiers de frais de scolarités reçus des établissements privés, 84 ont été engagés pour un montant de 884 090 000 FCFA

Au niveau du post-primaire, les dossiers de vacation reçu des 13 DRENA, 10 ont été engagés et payé par le trésor à partir du 16 mai 2016 pour un montant de 1 112 326 820 FCFA, 02 autres DRENA (centre et Centre-est) sont à l’étape de l’ordonnancement et un seul , à savoir le la DRENA Sud-ouest en attende du rapport de vérification du ministère en charge des finances. Le ministre Jean Martin Coulibaly a rassuré que ces situation financières signifient que dans de brefs délais, les intéressés vont pouvoir constater ces engagement financiers dans leur compte

Il a conclu que son département procèdera au recrutement de près de 17965 agents en 2016 et près de 50648 en 2018. Pour l’année 2016 il est aussi prévu la réalisation de 160 complexes scolaires, 200 collèges d’enseignement général, 09 lycées d’enseignement général, un lycée professionnel, deux lycées scientifiques.

Il n’y a plus de manifestations de rue à Dédougou, mais la tension est loin d’être retombée. Selon des informations de Kamanews, plusieurs personnes ont dû quitter la ville ce dimanche, avec toutes leurs familles. Ces départs précipités ont été ordonnés par le chef de canton, qui avait promis de sévir contre les instigateurs des saccages des locaux de la gendarmerie et de domiciles de certains gendarmes.

Aux nombres des personnes expulsées, se trouvent le responsable local du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), ainsi qu’un responsable d’une association de jeunes commerçants.

A la demande du chef de canton, tous les villages relevant de son autorité ont dépêché ce matin à Dédougou des groupes de jeunes gens, prêtes à mettre en exécution toute mesure qu’il viendrait à ordonner.

Aucune présence de forces de sécurité n’est visible dans la capitale de la province du Mouhoun.

Le 3 mai, la ville a été le théâtre de manifestations violentes d’une foule qui s’est attaquée à la gendarmerie, à qui elle reproche la mort d’un gardé-à-vue.

Du matériels didactiques, de travaux pratiques et de soins (aspirateurs, autoclaves, bassins osseux, mannequins, boîtes d’accouchement, boîtes de chirurgie, modèles anatomiques, mobiliers médicaux, simulateurs d’accouchement, placenta complet avec membranes), c’est le don fait par la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance de biomédicale (Sogemab), à l’école nationale de la santé publique (Ensp)

D’une valeur de 337 588 592 FCFA, tous ces équipements à repartir entre les six directions de l’Ecole nationale de la santé publique, "sont conformes aux normes et standards internationaux, Communauté européenne, ISO, AFNOR"  foi de Daouda Traoré, Directeur général de la Sogemab

Cette dotation servira au "renforcement de nos activités pédagogiques", a souligné la directrice générale de l’Ensp, Dr Martine Bonou/Bationo. 

Plutôt heureuse, elle a expliqué le processus d’acquisition de ce matériel : "nous avons soumis à la Sogemab qui est la référence nationale en matière d’équipements biomédicaux mais aussi de maintenance, une liste d’expression de besoins avec toutes les spécifications techniques. Avec la société, nous avons suivi toutes les étapes du processus et aujourd’hui, nous sommes heureux de réceptionner ces équipements qui seront répartis entre les six (06) directions régionales que sont Bobo-Dioulasso, Fada-Ngourma, Koudougou, Tenkodogo, Ouahigouya, Ouagadougou et la Direction de la formation supérieure en sciences de la santé(DFSSS)".

La Sogemab est une société d’Etat créée en décembre 2013. Elle est chargée d’assurer, au nom de l’Etat et pour le compte de l’Etat, l’acquisition et la maintenance des équipements médico- techniques et hospitaliers.

Elle est chargée d’agir de même pour le compte des démembrements de l’Etat, des collectivités territoriales, des projets et programmes, des établissements publics de l’Etat et de tout organisme de droit public.

La Sogemab a aussi des missions d’homogénéisation qui doivent se traduire, notamment, par la limitation des marques par type d’équipement car cela est indispensable pour une bonne maintenance, la gestion optimale des pièces de rechange, la formation des utilisateurs, la formation des techniciens de maintenance et la réduction des coûts d’exploitation et de maintenance.

Le mot n’est pas trop fort pour les proches de l’ancien maire de Ouagadougou, qui affirment que le dossier de Marin Casimir Ilboudo est "séquestré" par la justice burkinabè.

Interpellé le 29 juin 2015, il n’a toujours pas été entendu par un juge d’instruction. L’affaire le concernant avait été confiée au juge Théophile Nana, le même qui instruisait également le dossier sur la mort du juge constitutionnel Salifou Nébié.

Mais entretemps, le parquet se ravise. Marin Ilboudo ne peut être jugé dans la juridiction de Ouagadougou, une ville dont il été le maire.

Par Arrêt N°14 du 4 septembre 2015, la Chambre criminelle de la Cour de Cassation a, de ce fait, procédé au transfèrement du dossier au Tribunal de grande instance de Ziniaré.

Et c’est alors que la machine tombe en panne. Jusqu’à ce jour, le juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Ziniaré n’a pas reçu le fond du dossier.

Par lettre en date du 24 février 2016, les Conseils de M. Ilboudo interpellent le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou. Ils lui demandent d’intervenir pour permettre la transmission du dossier du prévenu Ilboudo au juge d’instruction de Ziniaré. Cette lettre est restée sans suite jusqu’à ce jour.

Selon les dernières informations obtenues par Kamanews, les avocats de l’ex maire vont s’adresser, dans les jours à venir, au Garde des Sceaux, ministre de la Justice et la Promotion civique dans l’espoir que leur cause sera mieux entendue.

"Il faut savoir que le juge d’instruction de Ziniaré, a priori, va reprendre le dossier à zéro", explique à Kamanews un auxiliaire de justice qui poursuit : "cela veut dire que Marin Ilboudo séjourne en prison depuis près d’un an pour rien pratiquement".

Pour son instruction, le juge Nana avait inculpé Marin Ilboudo pour "faux en écriture publique, usage de faux en écriture publique, usage de faux en matière de titre de jouissance de propriété et de plan de bornage, corruption passive, corruption active et complicité de faux et usage de faux en écriture publique".

Des chefs d’inculpation qui ne lieront pas forcément le nouveau juge d’instruction qui a saisi et qui attend de connaître du dossier.

Dans une vidéo d’une minute et demie en langue Fulfuldé, l’ex-otage australienne exprime sa reconnaissance à toute la population de Djibo pour le soutien "immense" dont elle a bénéficié "pendant son absence".

Le regard crispé, l’air émue, Jocelyn Elliot dit également être "reconnaissante à Dieu" et aux gouvernements du Burkina Faso, du Niger et du mali qui ont contribué à sa libération.

A l’endroit de ses ex-ravisseurs qui détiennent toujours son époux, l’australienne de 80 ans a un mot : "je suis aussi reconnaissante à ceux qui ont accepté de me libérer sans condition. Ils savent que le travail que nous avons effectué depuis 44 ans a fourni des services chirurgicaux vitaux aux personnes de toutes fois et de toutes origines".

Au sujet de son, époux, Jocelyn Elliot tente de garder l’espoir, malgré sa peur: "Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve. Mon mari le docteur n’est pas encore libre, mais nous avons espoir qu’il le sera bientôt".

Libérée, Jocelyn Elliot a rejoint Ouagadougou le 8 février. Elle avait été enlevée, en même temps que son époux, par des hommes se réclamant d’Al-Qaeda dans la nuit du 15 au 16 janvier dans la ville de Djibo où ils résidaient.

Le gouvernement burkinabè précise sa position sur la multiplication des brigades d’auto-défense, les Koglwéogo.

A la suite d’une concertation qu’ils ont tenue jeudi sur le sujet, les ministères en charge de la Défense, de la Sécurité et celui des Droits humains affirment que ces brigades "répondent à un besoin réel de sécurité des populations".

Du reste, poursuit le communiqué publié à l’issue de cette concertation, "des bonnes pratiques ont été notées" dans les activités des Koglwéogo. Le gouvernement en veut, pour preuve, leur "collaboration avec les forces de défense et de sécurité".

Toutefois, note le gouvernement, "de graves dérives" ont été constatées dans les agissements de ces organisations. Il s’agit des "atteintes aux droits humains et la pratique d’actes illégaux de police judiciaire".

Mais il n’est pas question d’interdire les Koglwéogo. Le gouvernement opte pour la sensibilisation, "dans le sens de les amener à se conformer à la loi".

La rencontre sur les Koglweogo a été co-présidée par le ministre en charge de la Sécurité, Simon Compaoré, et celui de la Justice, René Bagoro.

Le phénomène des Koglweogo suscite une vive controverse au Burkina Faso depuis plusieurs semaines. Dans une déclaration conjointe dimanche, trois syndicats de magistrats ont exigé leur "démantèlement sans délai".

Une sortie qui fait suite à celle de la Sécurité le 4 février. Il avait déclaré que les constitutions de ces groupes d’auto-défense sont des "initiatives intéressantes".

La justice burkinabè a une idée plus précise sur la manière dont les terroristes du 15 janvier sont parvenus à tuer 30 personnes à Ouagadougou.

Le procureur du Faso affirme que le commando était composé de « trois jeunes individus de sexe masculin ». Maïza Sérémé indique qu’ils étaient porteurs de fusils d’assaut de type AKS, de grenades défensives et de « combustibles dont la nature reste à déterminer ».

Selon le procureur du Faso, le Splendid Hôtel n’était, en fait, qu’un lieu de repli et, probablement, de rencontre de complice. La cible des assaillants était le restaurant café Cappuccino, où 29 personnes ont été tuées.

La justice burkinabè travaille sur la piste terroriste. « Le matériel employé pour l’attaque rapproche l’enquête de la filière djihadiste, auteur de l’attaque du Radisson Bleu au Mali », déclare le Procureur du Faso

En novembre 2015, une attaque contre un hôtel de Bamako et revendiquée par Al Mourabitounes, un groupe lié à Al Qaeda, avait fait 22 morts.

Sur sa marge de manœuvre dans la conduite des investigations, le procureur Sérémé dit avoir « les mains libres », mais évoque des « difficultés » sans en préciser la nature. Du reste, déclare-t-elle, « quelqu’un d’autre ne peut pas venir diriger l’enquête, c’est le parquet de Ouaga qui est saisi, c’est le Procureur du Faso qui dirige l’enquête ».

L’enquête en cours bénéficie, notamment, de l’appui  d’experts français. Certaines sources proches du dossier les suspectent de ne pas tout partager des informations recueillies avec la partie burkinabè.

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