Politique

Depuis le 5 octobre, l’Union européenne est officiellement entrée dans sa phase d’observation du processus électoral au Burkina Faso.

Sous la conduite de Cécile Kashetu Kyenge 80 observateurs seront déployé dans les 13 régions administratives que compte le pays.

C’est la première fois qu’un tel déploiement s’opère au Burkina. Son objectif, selon la chef de mission, est de contribuer à renforcer la confiance des populations au processus, pour donner plus de crédibilité aux institutions qui résulteront de ces élections.

48 heures après les scrutins, les observateurs de l’UE présenteront les premiers résultats de de leurs missions.

Pour l’instant, il n’y a toujours pas de date à la tenue de ces élections législatives et présidentielle couplées. C’est au peuple burkinabè d’en décider, estime Cécile Kashetu Kyenge.

A la date du 8 octobre 2015, au moins 16000 observateurs ont déjà été accrédités auprès de la commission électorale nationale indépendante(CENI).

S’achemine-t-on vers une rupture des relations diplomatiques entre Ouagadougou et Yamoussoukro ? Le froid existant entre les deux capitales s’est renforcé récemment, avec le coup d’Etat perpétré par le Général Gilbert Diendéré et des éléments de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Ouagadougou reproche aux autorités ivoiriennes, d’avoir eu, à tout le moins, une sympathie pour les auteurs du coup d’Etat du 17 septembre. Certains responsables de la société civile indiquent avoir attendu, en vain, une condamnation ferme du putsch par « les frères » ivoiriens.

Selon une information non confirmée par la société nationale burkinabè d’électricité, la Côte d’Ivoire a accru sa fourniture d’électricité au Burkina de 40%. Une hausse qui n’a duré que pendant le temps ou les putschistes étaient à la manœuvre au Faso.

Le 1er octobre, à l’heure où le Général Diendéré était convoyé à la gendarmerie nationale, après avoir quitté la nonciature apostolique, toutes les communications téléphoniques entre le Burkina et la Côte d’Ivoire avaient été coupées par le gouvernement intérimaire.

Signe supplémentaire du malaise entre les deux pays, l’armée ivoirienne n’a envoyé aucun représentant à la cérémonie dite de fin du désarmement de l’ex RSP organisé mardi à Ouagadougou.

Dès sa prise de fonctions, le président burkinabè, Michel Kafando, a dit ne pas avoir que des amis en Côte d’Ivoire.

Depuis le départ précipité du pouvoir de Blaise Compaoré, le président Alassane Ouattara ne s’est plus rendu au Burkina Faso.

Le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants a affirmé, mercredi, que les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé ont été transférés à la Maison d’arrêt et de correction des armées. Il n’en est rien.

Les deux officiers supérieurs de l’armée burkinabè sont toujours détenus au camp de gendarmerie de Paspanga, située au centre de Ouagadougou. Le transfert à la MACA est envisagé pour ce jeudi.

Toutefois, des informations obtenues par Kamanews, messieurs Diendéré et Bassolé pourraient ne jamais rejoindre les locaux de gendarmerie. Il se discute au sommet de l’Etat la possibilité de procéder à une exception par ordonnance du juge. Un acte dont le principal effet sera de conférer le statut de MACA aux cellules qu’occupent ces deux pensionnaires du camp de Paspanga.

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