Politique

Les trois pays du Sahel ont mis en commun leurs forces dans la recherche du couple Eliot.

Le Burkina a signifié à la France son étonnement face à certaines déclarations  de son diplomate accrédité à Ouagadougou.

Très actif sur les réseaux sociaux sur l’attentat revendiqué par les Mourabitounes, Gilles Thibault a plusieurs fois contredit les autorités burkinabè.  

Ce fut le cas après l’annonce de la visite à Ouagadougou du Premier ministre français par le ministre burkinabè de la Communication.  L’information sera démentie par Gilles Thibault sur son compte Twitter. Ouagadougou n’a pas aimé cette manière de contredire, publiquement, ses officiels.tweet d elambassadeur

Du reste, certaines personnes proches du pouvoir au Burkina trouvent que « le type parle trop, et pas toujours pour dire des choses exactes ».

C’est encore Gilles Thibault qui fera mentir le ministre burkinabè de la Sécurité. Le 16 janvier, dans la matinée, Simon Compaoré avait déclaré : « il y a trois terroristes qui ont été mis hors d'état de nuire dont 2 femmes et un homme». La réplique de l’ambassadeur de France ne tardera pas : « pas de femmes parmi les 3 assaillants tués », écrit-il sur Twitter.

Dans certains milieux à Ouagadougou, on soutient que Gilles Thibault n’est pas étranger aux affirmations faites par le Premier ministre français. Manuel Valls a déclaré que 3 djihadistes qui ont pris part à l’attentat sont actuellement recherchés.  Une information que le gouvernement burkinabè refuse de commenter.

Le 19 septembre, le gouvernement rencontrait le corps diplomatique pour lui faire le point de la situation au Burkina. Certains participants à cet échange auront retenu de la participation de monsieur Thibault ses prises de paroles, « parfois sans demander l’autorisation ».

Pour autant, c’est loin d’être la brouille entre Ouagadougou et Paris. Une vingtaine de policiers et de magistrats français participe à l’enquête sur l’attentat du 15 janvier. Sur une radio privée de Ouagadougou, l’ambassadeur de France a dit ne pas exclure la possibilité d’un accroissement de l’aide militaire de son pays au Burkina Faso.

Un lundi d’installation des membres de l’équipe du premier ministre Paul Kaba Thiéba.

Au ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle, c’est à Jean Claude Bouda que le sortant, Salifou Dembélé, a remis les clés de la maison.

C’était le 18 janvier, lors d’une cérémonie placée la supervision du Secrétaire général du gouvernement.

A l’occasion, le nouvel entrant a dit sa foi en la « jeunesse combattante » du Burkina, une jeunesse « qui ne dort pas ».

Le ministre Bouda a promis donner le meilleur de lui-même, pour l’atteinte des objectifs qui lui ont été assignés par le chef du gouvernement.

Nouvelle escalade dans les relations déjà difficiles entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. La justice burkinabè a annoncé aujourd’hui avoir émis un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Pour l’instant, aucune information n’a filtré sur les charges retenues par la justice burkinabè, à l’encontre de Guillaume Soro.

Mais le seul dossier en justice connu à Ouagadougou et dans lequel le nom du président du parlement ivoirien apparait est celui du putsch de septembre 2015, perpétré par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle.

Le premier ministre de la Transition, puis le président du parlement intérimaire burkinabè ont publiquement affirmé avoir des preuves de l’implication de Guillaume Soro dans le coup d’Etat du général Diendéré.

Au Burkina, les analystes estiment peu probable une coopération de la justice ivoirienne dans l’exécution de ce mandat d’arrêt.

Il fait suite à un autre mandat d’arrêt de la même justice militaire, émis à l’encontre de l’ancien président Blaise Compaoré pour sa responsabilité présumée dans l’assassinat du président Thomas Sankara.

La présence du président ivoirien Alassane Ouattara à l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré avait été interprétée dans certains milieux comme l’expression d’une volonté pour les deux pays de détendre leur relation.

Roch Marc Kaboré à plusieurs fois affirme son engagement à laisser la justice travailler en toute indépendance.

L’émission coup sur coup de mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré et Guillaume Soro complique la tâche pour les diplomates burkinabè et ivoiriens.

Un rapport rendu public par le réseau national de lutte anti-corruption (Ren-Lac) établit un parallèle entre les résultats des partis aux élections du 29 novembre, et le niveau de corruption qu’ils ont pratiquée.

Tous les partis ont eu recours à la corruption, note le Ren-Lac. Mais selon le rapport, c’est le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui s’est le plus livré à une telle pratique.

Cette formation politique a remporté les législatives, et son candidat est sorti vainqueur de la présidentielle du 29 novembre.

Comme dans les urnes, le MPP est suivi, dans la pratique de la corruption, par l’UPC de Zéphirin Diabré, et le CDP, le parti de l’ancien président Blaise Compaoré.

L’enquête pour la production du rapport a couvert la période du 2 août au 29 novembre.

Le Ren-Lac est une organisation de la société civile. Son objectif est de «contribuer à l’éradication de la corruption au Burkina Faso».

Il aura fallu plus d’une semaine au président du Faso, après son investiture, pour dénicher l’homme qu’il lui faut pour occuper les fonctions de chef de gouvernement.

Un temps mis pour trouver une personne « qui ne traine pas de casserole », a confié à kamanews une source proche du président Kaboré.

Nombreuses sont les attentes, et les Burkinabè exigent de leurs dirigeants qu’ils soient des modèles, de probité, entre autres.

Dans ses déclarations après sa prise du pouvoir, le président Kaboré a indiqué que son gouvernement va travailler à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable.

A cela s’ajoute la nécessité de relancer l’économie nationale, mise à mal par les incertitudes et les troubles politiques dans lesquelles le pays s’est trouvée au cours des deux dernières années.

C’est une feuille de route tracée pour Paul Kaba Thiéba, qui devra également donner du sens aux promesses de gouvernance dans le dialogue faite par le nouveau président.

Les organisations syndicales ont récemment fait savoir qu’il n’y pas lieu de parler de trêves sociales.

Plusieurs de leurs revendications n’ont pas reçues de réponses satisfaisantes.

Pour l’immédiat, une partie de l’opinion ici attend des mesures fortes, à même d’impacter à la baisse le coût de la vie.

A 55 ans, ce père de 3 enfants qu’est Paul Thiéba va être l’homme du changement. C’est du moins ce que souhaite la majorité des Burkinabè qui, faut-il le rappeler, vit avec moins de 2 dollars par jours.

C’est un cadre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Paul Kaba Thieba, qui a été nommé premier ministre du Burkina Faso.

L’annonce de la décision a été faite jeudi, une dizaine de jours après l’investiture du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Paul Kaba Thieba, 55 ans, était en poste à Dakar, la capitale du Sénégal.

Dans ses déclarations après sa prise du pouvoir, le président Kabore a indiqué que son gouvernement va travailler à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable.

La justice burkinabè a remis en liberté, le 30 décembre, l’ancien ministre l’Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma. 

Le lendemain, c’était au tour de Jean Bertin Ouédraogo, ancien ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Transports, de bénéficier de la même mesure.

L’incarcération de ces deux personnalités du régime Compaoré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou est intervenue le 18 août 2015. Elle fait suite à l’adoption, par le Conseil national de la Transition (CNT), le 16 juillet 2015, d’une résolution portant leur mise en accusation.

Jérôme Bougouma est poursuivi pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 3 milliards de F CFA.

Jean Bertin Ouédraogo, quant à lui, est poursuivi pour les mêmes de faits, sur la somme de 1 milliard de F CFA.

La justice n’a donné aucune indication sur la date de leur éventuel procès.

Lors d’une rencontre qu’il a eue le 4 janvier à Ouagadougou avec des cadres de son parti d’origine, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le nouveau président du Faso a exprimé son désaccord d’avec son prédécesseur, Michel Kafando.

Roch Marc Christian Kaboré n’approuve pas toutes les mesures prises par le gouvernement intérimaire.

Le président du Faso se réserve le droit de revenir sur de récentes nominations, tous comme sur des marchés dont les passations ont été autorisées par le conseil des ministres.

Le président Kaboré a également fait part de sa décision d’auditer la gestion du gouvernement dont il prend la relève.

Les derniers conseils de ministres, présidés par Michel Kafando, ont procédé à des nominations controversées, comme celles à des postes d’ambassadeurs de Bedializoun Moussa Nebié, de Amina Billa/ Bambara et de Jacob Pasgo.

Une partie de l’opinion a aussi trouvé inopportunes les nombreuses autorisations accordées par un gouvernement sortant, pour l’attribution de marchés publics.

Jean Pierre Fabre a félicité, par écrit, le président élu du Burkina Faso. L’opposant togolais salue « le courage, la ténacité, l’engagement et la détermination » de Roch Kaboré.

Le président de la république de Côte d’Ivoire sera à Ouagadougou pour l’investiture du président élu, Roch Marc Christian Kaboré, le 29 décembre.

Le gouvernement burkinabè, qui donne l’information, annonce également la présence du Malien Ibrahim Boubacar Keita, du Nigérien Mahamadou Issoufou, du Sénégalais Macky Sall, et du Guinéen Alpha Condé.

La venue de président ivoirien marque un tournant dans les relations entre le Burkina Faso et sa voisine du sud.

Parlant de la Côte d’Ivoire, le président Michel Kafando avait déclaré, le 6 janvier 2015 : «  c’est le pays où forcément nous n’avons pas beaucoup d’amis. Et nous, nous avons peur aussi que vraiment le danger ne vienne de là. Il ne faut pas que nos propres élections soient perturbées ici, au Burkina, parce que de l’autre côté, on aura sciemment manigancé des choses ».

La visite effectuée par le président de la transition burkinabè fin juillet Abidjan n’aura pas réussi à réchauffer les relations entre les deux pays.

Récemment, Ouagadougou a accusé des personnalités politiques ivoiriennes d’avoir soutenu le coup d’Etat perpétré par le général Gilbert Diendéré en septembre.

L’élection de Roch Kaboré devra consacrer une relance de l’axe Ouagadougou – Yamoussoukro.

En privé, Alassane Ouattara, qui ne pas vouloir se mêler de la conduite de la transition au Burkina, n’hésite pas à affirmer : « Roch, c’est mon fils ».

Evacué en France pour des soins médicaux en novembre 2014, Kouamé Lougué a regagné le Burkina Faso.

A Oury, son village, sa famille organise des offices religieux ce weekend end pour remercier dieu de lui avoir permis de recouvrer la santé. « Le général se porte bien, il marche sans béquilles », a confié à Kamanews un de ses proches.

Mais sur ce qui a justifié son évacuation sanitaire, les proches du Général Lougué restent évasifs.

Kouamé Lougué a été blessé dans la foulée de la vague de violence qui a entouré la démission, en 2014, de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré.

Des images avaient montré le Général assis, chez lui à domicile, les deux pieds dans des plâtres. Mais que s’est-il passé exactement pour qu’il se retrouve ainsi ?

La junte militaire, qui dirigeait le Burkina à l’époque des faits, n’a jamais répondu à l’interrogation.

Sur son site internet, Sidwaya, un journal d’Etat, a avancé une réponse le 12 novembre 2014 : « La rumeur selon laquelle le général Kouamé Lougué aurait été victime d’un accident s’est avérée fondée. »

Exit donc la thèse de la tentative d’assassinat évoquée par certains milieux Ouagalais. Les circonstances de cet « accident » demeurent inconnues.

Ce 12 novembre, le General Lougué a reçu la visite du Colonel Auguste Denise Barry, venu lui annoncer son évacuation en France, sur décision du chef de l’Etat d’alors, Yacouba Isaac Zida, 

Avant sa blessure, le General Logué s’est rendu, le 2 novembre, dans les locaux de la télévision nationale dans l’intention de se proclamer chef de l’Etat. Il a dû quitter précipitamment les lieux, juste avant que des éléments du défunt régiment de sécurité y fassent une descente qui s’est soldée par un mort.

Les tractations se poursuivent pour la formation du premier gouvernement du président élu Roch Kaboré. Qui sera membre de cet exécutif ? Au sein du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), la réponse est fonction du camp auquel l’on s’adresse.

Mais l’idée d’une équipe qui fera place aux poids lourds de l’ancienne opposition a été évoquée, et continue de l’être, dans une certaine mesure. Le camp de Roch Kaboré a ainsi envisagé de lancer « un appel » à tous ces camarades de la lutte finale, pour gouverner « ensemble ». 

Une telle démarche aura comme avantage, entre autre, d’éviter aux destinataires de cette invitation de donner l’impression qu’ils font la course aux postes.  Une image qui, du reste, ne plait pas Roch Kaboré lui-même. Dans une interview accordée à la BBC avant son élection, il avait affirmé : « il y aura une autre manière de faire la politique, que de courir après des postes politiques dans ce pays la ».

Si cet appel est fait, la probabilité est forte que les gauchisants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) rejoignent le navire rochiste, ne fusse qu’à titre personnel.

Cette forme d’ouverture est rejetée par le courant Salif Diallo, en raison, justement, d’une possible venue d’éléments de l’UPC.  

Les différents courants qui cohabitent au sein du MPP se mènent une bataille de leadership. Pour les Salifistes, des appuis venus de l’UPC  vont renforcer le camp des Rochistes, et tant que faire se peut, il faut empêcher la survenue de cette éventualité.

Et c’est que là que la jonction se fait entre Salif Diallo et Zéphirin Diabré. Le patron de l’UPC a fait le choix de demeurer dans l’opposition. De ce fait, il ne veut donc pas voir un des siens dans un conseil des ministres présidé par Roch Kaboré.  Zeph ne veut pas aller à la soupe, et Salif ne veut pas l’y voir.  

Tout sera donc une question d’opportunité interne au sein du bientôt parti présidentiel : tout décision d’ouverture ou non du prochain cabinet ministériel se fera au regard de son impact sur la cohésion interne du MPP.

C’est du Burkina Faso qu’est arrivée une partie des éléments des forces spéciales françaises qui ont pris part à la reprise en main de l’hôtel Radisson, vendredi, à Bamako. Les hommes sont partis de leur caserne située à Kamboinsin, dans la périphérie de la capitale burkinabè.

Le cerveau présumé du coup d’Etat de septembre au Burkina Faso souhaite faire face à ses juges dans les meilleurs délais.

Selon des informations obtenues par Kamanews, Gilbert Diendéré demande à être jugé avant les élections du 29 novembre.

Cet ancien patron de la sécurité du président Blaise Compaoré affirme être innocent des accusations retenues par la justice à son encontre.

Pour lui, il n’y a vraiment pas de raison d’attendre plus longtemps. S’il faut que des magistrats se relaient pour une audience en continu de 24 heures, Gilbert Diendéré en fait la suggestion et dit être prêt à tenir le coup.

C’est le 1er octobre que cet officier supérieur de l’armée burkinabè s’est rendu à la justice de son pays. Depuis, il est en détention à la Maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou.

Gilbert Diendéré est sous le coup de 11 chefs d’accusation, dont celui de crime contre l’humanité pour lequel il encourt la peine de mort.

Lui et des éléments du régiment de sécurité présidentielle avaient revendiqué le coup d’Etat du 17 septembre.  La veille, ils avaient procédé à la séquestration du président du Faso, Michel Kafando, et de tous les membres du gouvernement.

Evoquant son avenir judiciaire le 23 septembre, Gilbert Diendéré a déclaré à la presse : « je n’ai pas peur d’affronter la justice, je répondrai aux questions qu’on me posera ». 

Page 7 sur 9

Videothèque

Le matériel du RSP
Arrivée de Mariam Sankara
Agression de Sara Sérémé

KamaNews

  • Qui sommes-nous?
  • Notre équipe
  • Nous contacter
  • Conditions d'utilisation
  • Mention légale
  • En continue

Infos pratiques

  • Publicité
  • Partenariat
  • Version mobile
  • Cookies & Cache
  • Responsabilité
  • Flux RSS

Outils

  • Applications
  • S'inscrire
  • Se connecter
  • Modifier son profil
  • Nos blogs
  • Messages

Liens utiles

  • BBC Afrique
  • Journal Citoyen
  • CSC
  • OBM
  • CNPZ
  • Droit Libre
Top