Politique

Il se veut prudent mais l’allusion ne fait pas de doute. Selon l’ambassadeur de la Turquie auprès du Burkina, il y a, dans le pays, des partisans de Fethullah Gülen, et dont il faut se méfier.

Le président par intérim du CDP, Achille Tapsoba et son camarade de parti, Zembendé Théodore Sawadogo, ont de nouveau été débarqués d’un vol en partance pour Abidjan, vendredi.

De présumés complices des attentats du 15 janvier contre un restaurant de la capitale ont été arrêtés.

C’est à peine un électeur sur deux qui a estimé utile de se rendre dans son bureau de vote dimanche dernier. Il n’y a pas qu’une seule explication à cette bouderie collective, mais le message, il est précis : les partis politiques se doivent, rapidement, de remettre en cause leurs comportements vis-à-vis du citoyen.

"A propos du dédommagement, il faut dire que tout ne se passe pas bien." Tels ont été les propos, teintés d’amertume, du porte-parole de l’Union des familles des martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015. A la tête d’une délégation, il venait d’être reçu le 22 décembre 2015 par le président Michel Kafando.

L’exclusion de Louis Armand Ouali n’est plus qu’une question de temps, et de procédure à suivre. Celui qui est encore deuxième vice-président, chargé des affaires politiques de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est, pour l’instant, officiellement suspendu.

Techniquement parlant, un militaire en permission qui n’est pas retourné à son poste à la fin de sa permission est en désertion en tant de paix. Il peut éviter d’être considéré comme tel, s’il signale à son chef ou à celui qui a signé sa note de permission son intention de prolonger son séjour avec une motivation suffisante.

L’heure est grave au sein de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), à se fier à des propos de Armand Ouali. Dans une longue lettre manuscrite qu’il a adressée à son président, Zéphirin Diabré, celui qui n’est autre que le vice-président de l’UPC rue dans les brancards.

"Ce n’est pas conforme à la loi, mais on peut y aller, puisque nous avons une couverture". Voilà  résumé l’esprit d’une correspondance entre deux ministres du gouvernement de Paul Kaba Thiéba, et dont Kamanews a eu copie.

Avec déjà plusieurs centaines de militaires installés dans la périphérie de Ouagadougou, la France annonce l’envoie d’un renfort au Burkina.

Mardi à Abidjan, le ministre de l'Intérieur français, Bernard Cazeneuve, a évoqué l’envoie d’une "dizaine" d’éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

En de pareilles circonstances, on peut s’imaginer que ce chiffre est largement en deçà de la réalité.

La mission de cette unité opération sera d’apporter du concours "pour intervenir rapidement dans la région en cas d'attaque terroriste sérieuse".

En clair, Ouagadougou, situé eu cœur du Sahel, sera le lieu d’où Paris organisera ses interventions commando en Afrique de l’Ouest.

Cette nouvelle posture du Burkina suscite bien d’inquiétudes.

Dans sa revendication de l’attentat de dimanche en Côte d’Ivoire, AQMI a promis des représailles contre les "croisés dans tous les pays participant à Serval et Barkhane".

L’organisation terroriste a réitéré son "appel à tous les Etats soutenant l'invasion française au Mali à se retirer de cette alliance satanique".

Le 16 janvier, des organisations de la société civile burkinabè ont exigé le départ "des forces étrangères notamment américaines et françaises présentes sur notre sol, source d’insécurité et d’agression contre notre Peuple".

Dans la même foulée, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme avait invité le gouvernement à se débarrasser de "toute illusion de protection de nos territoires par des forces étrangères".

Au moins 300 éléments français des forces les forces spéciales de l’opération Sabre sont positionnés au Burkina.

De sources diplomatiques, le prochain voyage du président du Faso en France sera largement consacre au renforcement de la coopération sécuritaire entre Paris et Ouagadougou.

Face aux tergiversations et calculs politiques de l’exécutif central, le gouverneur de la région de l’Est a pris ses responsabilités.

Le colonel-major Hyacinthe Yoda, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), n’a pas fait dans le flou face aux représentants des Koglwéogo, ces milices qui, chaque jour, empiètent un peu plus sur les prérogatives de l’Etat.

"On ne peut pas tolérer que des Kolgwéogo arrêtent des gens, les violentent, les enferment et les verbalisent", a déclaré, lundi, le gouverneur Yoda, avant d’exiger d’eux qu’ils libèrent la région de l’Est "dans un bref délai".

Ces dernières semaines, les Koglwéogo n’ont eu de cesse de multiplier les actes de défiance à l’encontre de l’Etat. Ceux de Sapouy ont boycotté une réunion convoquée par le ministre en charge de la Sécurité. Simon Compaoré qui, en mi-février, avait affirmé que "les Koglwéogo sont utiles".

Ce mardi expire l’ultimatum de 72 heures accordé par des Koglwéogo aux autorités de la ville de Fada pour obtenir la libération de 10 des leurs, placés en détention pour avoir séquestré et torturé un présumé voleur de bœuf et son frère.

A présent, il faut que le Premier ministre fasse sa première sortie publique sur cette gangrène Koglweoguiste. Et ce sera pour affirmer la primauté du droit, dans cet Etat de droit qu’est le Burkina Faso.

Le secrétaire général de l’Onu a visité deux hôpitaux de Ouagadougou, connus pour les égards qu’ils accordent aux populations les plus démunies.

Une action qui est la traduction, dans les faits, du message que Ban ki-moon est venu livrer au Burkinabè.

Le Burkina est "un modèle de démocratie", a-t-il noté à plusieurs reprises. Le patron de l’Onu a aussi dit avoir  "conscience que le Burkina Faso revient de loin".

Apres l’insurrection, après une transition dont le bilan est loin de faire l’humanité, il est grand temps de reconstruire le pays.  Et sur ce plan, la visite du secrétaire général de l’Onu est un appui dont les autorités de Ouagadougou ont besoin.

L’économie du pays n’est pas au mieux de sa forme, et les incertitudes de ces deux dernières années ont ralenti, et parfois même entrainé la suspension de nombreux projets de développement financés grâce à la coopération internationale.

Le gouvernement burkinabè trouve, donc, en Ban ki-moon un ambassadeur pour plaider sa cause à travers le monde.  Sur les questions du développement, de la réforme du secteur de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, Roch Kaboré a demandé à Ban Ki-moon l’appui de son institution.

Discours de circonstance ou réelle admiration, le premier responsable de l’Onu n'a pas tari d’éloges à l’endroit du Burkina et de sa population.

Mais l’Onu ne fera rien pour le Burkina, sans une contrepartie.  

Selon les confidences faites à kamanews par un fonctionnaire onusien,  Ban Ki-moon a fait entendre aux dirigeants burkinabè l’importance que la communauté internationale accorde à la bonne gestion des ressources qu’elle consentira à dégager pour leur pays. En des termes moins diplomatiques, le Burkina, par ses dirigeants, doit donner des gages de son engagement à lutter contre la corruption, et toutes les formes de mal gouvernance.

Ban Ki-moon a aussi exigé du Burkina Faso un respect des droits de l’homme, y compris ceux relatifs aux orientations sexuelles des personnes.  "Nul ne doit se cacher en raison de sa sexualité", a déclaré le patron des Nations-Unies

Pour rendre le processus électoral plus transparent et sincère, l’Union européenne a formulé une vingtaine de recommandations aux parties concernées. La primeur de l’information a été réservée au président du Faso par Cécile Kashetu Kyengé. La chef de la mission d’observation électorale de l’Union européenne des élections de 2015 lui a remis un document qui préconise l’adoption d’une "législation régissant le financement privé" des partis politiques. Il est également recommandé "l’établissement d’un plafonnement des dépenses de compagne", ainsi qu’une obligation, pour les candidats, de publier leurs rapports financiers.

Selon les observateurs européens des élections législatives et présidentielle du 29 novembre, de telles mesures devraient renforcer l’indépendance des partis politiques.

Le rapport de l’Union européenne déplore la participation des femmes à la vie politique, qui reste "limitée". Pour modifier la donne, il propose l’introduction du système d’alternance sur les listes, assorti de sanctions contre les tous les partis qui viendraient à ne pas respecter cette disposition.

Le dernier ministre en charge de la Sécurité de Blaise Compaoré est dans un état de santé critique.

Actuellement interné dans une clinique de Ouagadougou, sous surveillance des gardes de sécurité pénitentiaire, Jérôme Bougouma a introduit, en mi-janvier, une demande de mise en liberté provisoire pour raison médicale.

La Haute cour de justice, à qui la requête a été adressée, souhaite procéder à une contre-expertise avant de se prononcer. Ledit examen doit être effectué à l’hôpital Yalgado Ouédraogo.  Mais qui va y conduire le malade ? Les autorités de la Maison d’arrêt et de Correction de Ouagadougou et celles de la Haute Cour de justice se rejettent la responsabilité.

Pendant que ce ping pong se déroule, les proches de Jérôme Bougouma peinent à cacher leurs inquiétudes. Le 30 décembre, la MACO avait dû accepter son évacuation d’urgence dans une clinique. La prise en charge a permis de sauvegarder sa vie, mais il en garde aujourd’hui des « séquelles importantes », selon une source contactée par kamanews.

"Nous avons l’impression qu’on veut laisser mourir notre type", confie à Kamanews un ami de Jérôme Bougouma. Le régime de traitement est "strict", avec, notamment, plusieurs injections d’insulines par jour, ainsi que l’obligation de disposer d’une chaine de froid pour conserver les produits injectables. Des conditions improbables en milieux carcérales.

Jérôme Bougouma est incarcéré depuis le 18 aout 2015 à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. La justice burkinabè le poursuit pour des faits présumés de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicites.

Depuis plusieurs mois, il souffre de diabète, avec des complications neurologiques, cardiovasculaires et ophtalmologiques.

Aucun préalable n’a été requis pour la remise en liberté de Jocelyn Eliot. C’est du moins ce qu’ont laissé entendre ses ravisseurs, qui, dans un message audio samedi, disent avoir pour principe de ne pas impliquer des femmes dans leurs opérations militaires.

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