Politique

L’Etat va mettra à la disposition des candidats aux élections législatives et présidentielle, un total de 1,3 milliards de FCFA. L’annonce a été faite mardi par le ministre de l’Administration territoriale, Youssouf Ouattara.

C’est 300 millions de plus que la dotation initialement prévue.

Cette subvention publique est destinée exclusivement au financement des activités de la campagne pour les élections couplées du 29 novembre.

Une partie, 518 619 000 F CFA, servira à la prise en charge des déléguées de candidats et partis dans les bureaux de vote.

Les élections législatives de cette année connaissent un engouement accru, avec une participation de 81 partis politiques et 19 regroupements d’indépendants.

En 2012, 74 partis politiques avaient pris part à la compétition.

Pour la présidentielle, 14 candidats sont lice, contre 7 il y a 5 ans lors d’un scrutin.

Blaise Compaoré en était sorti  vainqueur 1 357 315 voix, soit 80,15% des suffrages exprimés.

Un an déjà que les victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre sont tombées. En leur mémoire, une cérémonie de recueillement sur les tombes des victimes a eu lieu le vendredi 30 octobre 2015 au cimetière de Gounghin.

Les familles des personnes tombées lors de ces jours s’en souviennent encore. Patrice Bazié, porte-parole des parents de victimes, a profité de l’occasion pour lancer un cri du cœur : « Les parents des victimes sont meurtris. Ils réitèrent leur appel aux autorités, pour que justice soit rendue. »

Pour Patrice Bazié, la journée de souvenir doit s’ancrer les mémoires collectives et constituer un signal fort aux futurs dirigeants du Burkina, « contre toute forme de mal gouvernance ». 

La commission mise en place le 28 septembre pour enquêter sur les événements du 16 septembre donne ses premiers résultats. 

"Une quarantaine de personnalités civiles et militaires ont été entendues en qualité de personnes ressources", indique-t-elle. 

Des victimes de coups et blessures volontaires sont également passées devant les enquêteurs. Dans la centaine de témoignages reçus, certains ont trait à des pertes de matériels du fait du putsch. 

La commission d'enquête rappelle que toutes les personnes entendues "le sont à titre de personnes ressources, susceptibles de lui fournir des informations utiles en rapport avec le coup d'Etat mené par des éléments de l'ex RSP et le Général Gilbert Diendéré. 

La date du 31 octobre est désormais dédiée aux "martyrs des 30 et 31 octobre et de la tentative de coup d'Etat du 16 septembre". La décision a été prise par le gouvernement burkinabè le 16 octobre. Célébrations religieuses, coutumières et cérémonies d'hommage sont les activités qui marqueront cette journée. La première édition se tiendra sous la présidence de Michel Kafando. Le gouvernement invite, à l'occasion, toutes les forces vives et l'ensemble des populations à se mobiliser pour "rendre un vibrant hommage aux valeureux filles et fils, tombés sur le champ d'honneur pour plus de démocratie, de justice, et de liberté au Burkina Faso".

«Le juge a estimé qu’il dispose de tous les éléments dont il avait besoin sur les causes de la mort». Déclaration faite vendredi à Ouagadougou par le Colonel Sita Sangaré, président du Tribunal militaire en charge de l’enquête sur le coup d’Etat du 16 septembre.

Les corps des personnes mortes dans le cadre de ces évènements n’ont pas été autopsiés, contrairement à une promesse qui avait été faite par des membres du gouvernement. «Il n’était plus nécessaire de rallonger la procédure», souligne le colonel Sangaré.

Vingt-trois personnes sont formellement inculpées dans l’affaire du coup d’Etat. Parmi elles, le Général Gilbert Diendéré. Il encourt la peine de mort, parce qu’il est, entre autres, poursuivi pour «crime contre l’humanité».

Egalement inculpés, Hermann Yaméogo et Léonce Koné, tous deux leaders de partis politiques.

Toute personne qui estime avoir subi un préjudice à la faveur du coup d’Etat du CND «peut se constituer partie civile» dans la procédure, selon les indications du président du tribunal militaire.

L’enquête se poursuit avec trois juges d’instruction. Certains éléments restent, de ce fait, couverts par le secret de l’instruction. C’est le cas du motif de la perquisition du domicile de Guillaume Soro, le président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Le président Sangaré se contente de préciser qu’il s’agit d’un domicile «privé».

Aucune date n’a été donnée pour l’ouverture du procès sur le coup d’Etat réalisé par le Général Diendéré et des éléments de l’ex-RSP.

Des organisations de la société civiles mettent en garde le gouvernement contre «un report unilatéral et injustifié des élections, ou toute autre initiative visant à prolonger, sans fondement légitime, la transition». Dans un document qu’elles ont co-signé et remis au président Michel Kafando le 12 octobre, la Coordination d'organisations de la société civile et le Cadre de concertation des organisations de la société civiles, attirent, également, l’attention sur «l’urgence de la question sécuritaire». Ces deux structures évoquent la présence, au Burkina Faso, de milices dont elles réclament le démantèlement. Intitulé «feuille de route stratégique pour la conduite à terme de la transition», le document est signé par Me Guy Herve Kam et Safiatou Lopez. L’apaisement du front social est aussi une préoccupation pour les organisations de la société civile. Elles invitent le gouvernement à une mise en œuvre «effective et honnête» de ses engagements vis-à-vis des syndicats.

Les Etats-Unis ne souhaitent pas que l’insécurité serve de prétexte pour reporter durablement la tenue des élections législatives et présidentielle couplées. Le message a été transmis aux autorités burkinabè par l’ambassadeur des États-Unis, Tulinabo Mushingi. Pour les Etats-Unis, toutes les questions prioritaires se valent, et il n’est point envisageable de traiter l’une après l’autre. Lors d’entretiens séparés avec le président Kafando et son premier ministre Zida, l’ambassadeur Mushingi a affirmé la disponibilité de son pays à aider le Burkina Faso dans le traitement des problèmes de sécurité. Du reste, l’ambassade a envoyé des « gens » dans la région de Samoroguan, afin de savoir et comprendre ce qui s’y passe. Vendredi, une cinquantaine de personnes, non encore identifiées, ont tué trois gendarmes burkinabè dans cette localité située au sud-ouest du Burkina.

Depuis le 5 octobre, l’Union européenne est officiellement entrée dans sa phase d’observation du processus électoral au Burkina Faso.

Sous la conduite de Cécile Kashetu Kyenge 80 observateurs seront déployé dans les 13 régions administratives que compte le pays.

C’est la première fois qu’un tel déploiement s’opère au Burkina. Son objectif, selon la chef de mission, est de contribuer à renforcer la confiance des populations au processus, pour donner plus de crédibilité aux institutions qui résulteront de ces élections.

48 heures après les scrutins, les observateurs de l’UE présenteront les premiers résultats de de leurs missions.

Pour l’instant, il n’y a toujours pas de date à la tenue de ces élections législatives et présidentielle couplées. C’est au peuple burkinabè d’en décider, estime Cécile Kashetu Kyenge.

A la date du 8 octobre 2015, au moins 16000 observateurs ont déjà été accrédités auprès de la commission électorale nationale indépendante(CENI).

S’achemine-t-on vers une rupture des relations diplomatiques entre Ouagadougou et Yamoussoukro ? Le froid existant entre les deux capitales s’est renforcé récemment, avec le coup d’Etat perpétré par le Général Gilbert Diendéré et des éléments de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Ouagadougou reproche aux autorités ivoiriennes, d’avoir eu, à tout le moins, une sympathie pour les auteurs du coup d’Etat du 17 septembre. Certains responsables de la société civile indiquent avoir attendu, en vain, une condamnation ferme du putsch par « les frères » ivoiriens.

Selon une information non confirmée par la société nationale burkinabè d’électricité, la Côte d’Ivoire a accru sa fourniture d’électricité au Burkina de 40%. Une hausse qui n’a duré que pendant le temps ou les putschistes étaient à la manœuvre au Faso.

Le 1er octobre, à l’heure où le Général Diendéré était convoyé à la gendarmerie nationale, après avoir quitté la nonciature apostolique, toutes les communications téléphoniques entre le Burkina et la Côte d’Ivoire avaient été coupées par le gouvernement intérimaire.

Signe supplémentaire du malaise entre les deux pays, l’armée ivoirienne n’a envoyé aucun représentant à la cérémonie dite de fin du désarmement de l’ex RSP organisé mardi à Ouagadougou.

Dès sa prise de fonctions, le président burkinabè, Michel Kafando, a dit ne pas avoir que des amis en Côte d’Ivoire.

Depuis le départ précipité du pouvoir de Blaise Compaoré, le président Alassane Ouattara ne s’est plus rendu au Burkina Faso.

Le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants a affirmé, mercredi, que les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé ont été transférés à la Maison d’arrêt et de correction des armées. Il n’en est rien.

Les deux officiers supérieurs de l’armée burkinabè sont toujours détenus au camp de gendarmerie de Paspanga, située au centre de Ouagadougou. Le transfert à la MACA est envisagé pour ce jeudi.

Toutefois, des informations obtenues par Kamanews, messieurs Diendéré et Bassolé pourraient ne jamais rejoindre les locaux de gendarmerie. Il se discute au sommet de l’Etat la possibilité de procéder à une exception par ordonnance du juge. Un acte dont le principal effet sera de conférer le statut de MACA aux cellules qu’occupent ces deux pensionnaires du camp de Paspanga.

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