Politique

C’est un cadre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Paul Kaba Thieba, qui a été nommé premier ministre du Burkina Faso.

L’annonce de la décision a été faite jeudi, une dizaine de jours après l’investiture du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Paul Kaba Thieba, 55 ans, était en poste à Dakar, la capitale du Sénégal.

Dans ses déclarations après sa prise du pouvoir, le président Kabore a indiqué que son gouvernement va travailler à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable.

La justice burkinabè a remis en liberté, le 30 décembre, l’ancien ministre l’Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma. 

Le lendemain, c’était au tour de Jean Bertin Ouédraogo, ancien ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Transports, de bénéficier de la même mesure.

L’incarcération de ces deux personnalités du régime Compaoré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou est intervenue le 18 août 2015. Elle fait suite à l’adoption, par le Conseil national de la Transition (CNT), le 16 juillet 2015, d’une résolution portant leur mise en accusation.

Jérôme Bougouma est poursuivi pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 3 milliards de F CFA.

Jean Bertin Ouédraogo, quant à lui, est poursuivi pour les mêmes de faits, sur la somme de 1 milliard de F CFA.

La justice n’a donné aucune indication sur la date de leur éventuel procès.

Lors d’une rencontre qu’il a eue le 4 janvier à Ouagadougou avec des cadres de son parti d’origine, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le nouveau président du Faso a exprimé son désaccord d’avec son prédécesseur, Michel Kafando.

Roch Marc Christian Kaboré n’approuve pas toutes les mesures prises par le gouvernement intérimaire.

Le président du Faso se réserve le droit de revenir sur de récentes nominations, tous comme sur des marchés dont les passations ont été autorisées par le conseil des ministres.

Le président Kaboré a également fait part de sa décision d’auditer la gestion du gouvernement dont il prend la relève.

Les derniers conseils de ministres, présidés par Michel Kafando, ont procédé à des nominations controversées, comme celles à des postes d’ambassadeurs de Bedializoun Moussa Nebié, de Amina Billa/ Bambara et de Jacob Pasgo.

Une partie de l’opinion a aussi trouvé inopportunes les nombreuses autorisations accordées par un gouvernement sortant, pour l’attribution de marchés publics.

Jean Pierre Fabre a félicité, par écrit, le président élu du Burkina Faso. L’opposant togolais salue « le courage, la ténacité, l’engagement et la détermination » de Roch Kaboré.

Le président de la république de Côte d’Ivoire sera à Ouagadougou pour l’investiture du président élu, Roch Marc Christian Kaboré, le 29 décembre.

Le gouvernement burkinabè, qui donne l’information, annonce également la présence du Malien Ibrahim Boubacar Keita, du Nigérien Mahamadou Issoufou, du Sénégalais Macky Sall, et du Guinéen Alpha Condé.

La venue de président ivoirien marque un tournant dans les relations entre le Burkina Faso et sa voisine du sud.

Parlant de la Côte d’Ivoire, le président Michel Kafando avait déclaré, le 6 janvier 2015 : «  c’est le pays où forcément nous n’avons pas beaucoup d’amis. Et nous, nous avons peur aussi que vraiment le danger ne vienne de là. Il ne faut pas que nos propres élections soient perturbées ici, au Burkina, parce que de l’autre côté, on aura sciemment manigancé des choses ».

La visite effectuée par le président de la transition burkinabè fin juillet Abidjan n’aura pas réussi à réchauffer les relations entre les deux pays.

Récemment, Ouagadougou a accusé des personnalités politiques ivoiriennes d’avoir soutenu le coup d’Etat perpétré par le général Gilbert Diendéré en septembre.

L’élection de Roch Kaboré devra consacrer une relance de l’axe Ouagadougou – Yamoussoukro.

En privé, Alassane Ouattara, qui ne pas vouloir se mêler de la conduite de la transition au Burkina, n’hésite pas à affirmer : « Roch, c’est mon fils ».

Evacué en France pour des soins médicaux en novembre 2014, Kouamé Lougué a regagné le Burkina Faso.

A Oury, son village, sa famille organise des offices religieux ce weekend end pour remercier dieu de lui avoir permis de recouvrer la santé. « Le général se porte bien, il marche sans béquilles », a confié à Kamanews un de ses proches.

Mais sur ce qui a justifié son évacuation sanitaire, les proches du Général Lougué restent évasifs.

Kouamé Lougué a été blessé dans la foulée de la vague de violence qui a entouré la démission, en 2014, de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré.

Des images avaient montré le Général assis, chez lui à domicile, les deux pieds dans des plâtres. Mais que s’est-il passé exactement pour qu’il se retrouve ainsi ?

La junte militaire, qui dirigeait le Burkina à l’époque des faits, n’a jamais répondu à l’interrogation.

Sur son site internet, Sidwaya, un journal d’Etat, a avancé une réponse le 12 novembre 2014 : « La rumeur selon laquelle le général Kouamé Lougué aurait été victime d’un accident s’est avérée fondée. »

Exit donc la thèse de la tentative d’assassinat évoquée par certains milieux Ouagalais. Les circonstances de cet « accident » demeurent inconnues.

Ce 12 novembre, le General Lougué a reçu la visite du Colonel Auguste Denise Barry, venu lui annoncer son évacuation en France, sur décision du chef de l’Etat d’alors, Yacouba Isaac Zida, 

Avant sa blessure, le General Logué s’est rendu, le 2 novembre, dans les locaux de la télévision nationale dans l’intention de se proclamer chef de l’Etat. Il a dû quitter précipitamment les lieux, juste avant que des éléments du défunt régiment de sécurité y fassent une descente qui s’est soldée par un mort.

Les tractations se poursuivent pour la formation du premier gouvernement du président élu Roch Kaboré. Qui sera membre de cet exécutif ? Au sein du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), la réponse est fonction du camp auquel l’on s’adresse.

Mais l’idée d’une équipe qui fera place aux poids lourds de l’ancienne opposition a été évoquée, et continue de l’être, dans une certaine mesure. Le camp de Roch Kaboré a ainsi envisagé de lancer « un appel » à tous ces camarades de la lutte finale, pour gouverner « ensemble ». 

Une telle démarche aura comme avantage, entre autre, d’éviter aux destinataires de cette invitation de donner l’impression qu’ils font la course aux postes.  Une image qui, du reste, ne plait pas Roch Kaboré lui-même. Dans une interview accordée à la BBC avant son élection, il avait affirmé : « il y aura une autre manière de faire la politique, que de courir après des postes politiques dans ce pays la ».

Si cet appel est fait, la probabilité est forte que les gauchisants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) rejoignent le navire rochiste, ne fusse qu’à titre personnel.

Cette forme d’ouverture est rejetée par le courant Salif Diallo, en raison, justement, d’une possible venue d’éléments de l’UPC.  

Les différents courants qui cohabitent au sein du MPP se mènent une bataille de leadership. Pour les Salifistes, des appuis venus de l’UPC  vont renforcer le camp des Rochistes, et tant que faire se peut, il faut empêcher la survenue de cette éventualité.

Et c’est que là que la jonction se fait entre Salif Diallo et Zéphirin Diabré. Le patron de l’UPC a fait le choix de demeurer dans l’opposition. De ce fait, il ne veut donc pas voir un des siens dans un conseil des ministres présidé par Roch Kaboré.  Zeph ne veut pas aller à la soupe, et Salif ne veut pas l’y voir.  

Tout sera donc une question d’opportunité interne au sein du bientôt parti présidentiel : tout décision d’ouverture ou non du prochain cabinet ministériel se fera au regard de son impact sur la cohésion interne du MPP.

C’est du Burkina Faso qu’est arrivée une partie des éléments des forces spéciales françaises qui ont pris part à la reprise en main de l’hôtel Radisson, vendredi, à Bamako. Les hommes sont partis de leur caserne située à Kamboinsin, dans la périphérie de la capitale burkinabè.

Le cerveau présumé du coup d’Etat de septembre au Burkina Faso souhaite faire face à ses juges dans les meilleurs délais.

Selon des informations obtenues par Kamanews, Gilbert Diendéré demande à être jugé avant les élections du 29 novembre.

Cet ancien patron de la sécurité du président Blaise Compaoré affirme être innocent des accusations retenues par la justice à son encontre.

Pour lui, il n’y a vraiment pas de raison d’attendre plus longtemps. S’il faut que des magistrats se relaient pour une audience en continu de 24 heures, Gilbert Diendéré en fait la suggestion et dit être prêt à tenir le coup.

C’est le 1er octobre que cet officier supérieur de l’armée burkinabè s’est rendu à la justice de son pays. Depuis, il est en détention à la Maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou.

Gilbert Diendéré est sous le coup de 11 chefs d’accusation, dont celui de crime contre l’humanité pour lequel il encourt la peine de mort.

Lui et des éléments du régiment de sécurité présidentielle avaient revendiqué le coup d’Etat du 17 septembre.  La veille, ils avaient procédé à la séquestration du président du Faso, Michel Kafando, et de tous les membres du gouvernement.

Evoquant son avenir judiciaire le 23 septembre, Gilbert Diendéré a déclaré à la presse : « je n’ai pas peur d’affronter la justice, je répondrai aux questions qu’on me posera ». 

 Le parti de Blaise Compaoré a fait son entrée en scène dans la campagne en vue des élections législatives de fin novembre.

Pour sa première sortie, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu des meetings à Zitenga, à Bobo Dioulasso et à Saaba, une commune rurale située à la périphérie Est de Ouagadougou. 

Pour ce parti qui a toujours eu la majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis sa création en février 1996, il s’agit de prouver que, même sans son fondateur Blaise Compaoré, le CDP est bien en place et ne compte pas jouer les seconds rôles. Achille Tapsoba, son vice-président explique : « ce n’est pas pour faire de la figuration. Malgré les difficultés, nous pensons pouvoir gagner. »

Une de ces difficultés auxquelles le CDP fait face dans ces élections est d’ordre financière, estiment certains analystes. Ils mettent en avant le gel des comptes du parti par la justice, pour son soutien présume au coup d’Etat de septembre mené par le General Diendéré. 

Mais que nenni, le CDP sait faire les choses avec ce qu’il a, martelé Achille Tapsoba. « Ce ne sont pas les moyens qui font la politique ; c’est la politique qui fait les moyens », clame-t-il.

 89 formation et 18 regroupements d’indépendants prennent par a ces élections législatives. Elles ont lieu le 29 novembre, en même temps que la présidentielle, pour la désignation de 127 députés.

 

Le candidat de l’alliance des jeunes pour l’indépendance et la démocratie(AJIR), Adama Kanazoé, a dédicacé le jeudi 12 novembre 2015 son livre dédié au projet de société avec lequel il compte diriger le Burkina, s’il est élu président.

Dès les premières pages de cet ouvrage de 100 pages, Adama Kanazoé soutient que le décollage économique du Burkina ne peut se réaliser sans les jeunes.

S’appuyant sur son programme de société intitulé « développer le Burkina avec sa jeunesse » dévoilé quelques jours plutôt, monsieur Kanazoé indique qu’il fera passer de 30 000 à 50 000F le SMIG.

Evalué à dix mille milliards de FCFA, le projet de société de Adama Kanazoé prévoit, entre autres, la suppression du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER), la fixation à 500 000 F le montant de l’amende pour les délits de presse, la revalorisation du statut de l’enseignant ainsi que la révision des programmes de formations universitaires.

Pour collecter l’argent nécessaire à l’exécution de son programme, le candidat de l’AJIR a sa stratégie : un élargissement de l’assiette fiscale.

La mise en place d’emprunts obligataires et le recours au fonds disponibles dans les comptes dormants sont, pour lui, des moyens pour trouver les ressources nécessaires à l’application de son projet de société.

Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a réagi jeudi, à la diffusion d’un enregistrement d’une conversation présumée entre lui et le Général burkinabè, Djibril Bassolé.

Sur son compte Twitter, Guillaume Soro s’insurge contre un «fake », un faux.

Sans les citer, il s’en prend aux autorités burkinabè, l’air déçu : « je ne savais pas qu’on irait si loin ».

Guillaume Soro est suspecté par les dirigeants du Burkina Faso d’avoir, a tout le moins, soutenu les auteurs du coup d’Etat de mi-septembre.

Le putsch a été perpétré par le général Gilbert Diendéré et des éléments du Régiment de sécurité présidentielle, aujourd’hui dissout.

Le 21 octobre, monsieur Soro avait qualifié de « fallacieuses » ces accusations et promis de se prononcer,  lorsque sera terminée l’élection présidentielle du 25 octobre dans son pays.

Djibril Bassolé est détenu est en détention à Ouagadougou, poursuivi par la justice Burkina pour avoir été un des organisateurs du complot de septembre.

La publication de cette vidéo a été faite jeudi dans la matinée par le journaliste camerounais Théophile Kouamouo.

Certains analystes le considèrent toujours comme proches de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

Le candidat à l’élection présidentielle de l'Union pour le Progrès et le Changement (UPC) est « attristé » par le de décès de Tiékoura Mamadou Toure.

Zéphirin Diabré demande au gouvernement intérimaire de l’action, afin que justice soit rendue aux « martyrs, héros des 30 et 31 octobre 2014 et du 16 septembre 2015 ».

Blessé au cours de la répression des manifestations hostiles au coup d’Etat du Général Diendéré en septembre, ce jeune homme de 20 ans a rendu l’âme  mardi.

Ce décès porte à 15 le nombre de personnes tuées lors de ces évènements.

A la faveur d’une cérémonie d’hommage rendu aux « martyrs » de l’insurrection d’octobre 2014 et du putsch, les familles des victimes avaient déploré le manque d’empressement de la justice.  Le président du Faso, Michel Kafando, avait alors justifie ces « lenteurs » par des difficultés procédurales ».

Pour une élection réussie, force doit rester à la loi. C’est le mot d’ordre que prônent les « gardiens de la démocratie », une association constituée d’une trentaine de membres.

Pour eux, la campagne électorale est propice pour interpeller les partis politiques, les organisations de la société civile et la CENI sur l’impératif de garantir la transparence des élections.

 Convaincu que la réussite des élections de novembre 2015 dépend du degré de responsabilité des acteurs impliqués, les « gardiens de la démocratie » invitent toutes OSC à se référer et à s’engager aux cotés de la CENI après la publication des résultats.

L’association que préside Norbert Tankouano demande à l’Etat de prendre les dispositions urgentes pour imposer à tous les parties prenantes au double scrutin du 29 novembre, un respect de la législation relatif à la conduite de la campagne.

 

En lice pour l’élection présidentielle, le candidat de l’Union pour la renaissance, parti sankariste (UNIR/PS) a présenté le jeudi 5 novembre 2015 son programme avec lequel il compte gouverner le Burkina.

C’est un programme dit de « rupture » parce que, explique Bénéwendé Sankara, faut rompre d’avec toutes les méthodes de gouvernance du régime de l’ex président, Blaise Compaoré.

Pour un coût global estimé à plus de 6000 milliards, le programme de société du candidat de l’UNIR/PS est axé autour de dix points essentielles. La relance de l’économie, la réorganisation du secteur de l’emploi, l’accessibilité des populations aux services de santé ainsi que la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables, sont des défis immédiats.

Estimant que l’économie du Burkina se trouve dans un état peu reluisant, Bénéwendé Sankara fait le choix d’un capitalisme d'Etat. Par ce système économique, le candidat de l’UNIP/PS affirme que l’Etat va pouvoir jouer un véritable rôle dans la promotion d’une économie saine, par une lutte contre la corruption.

Il promet également la réduction de 30% du train de vie de l’Etat.

Selon son directeur de campagne, Alexandre Sankara, 46% des Burkinabè vivent en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire, avec moins de 500 FCFA par jour. Pour lutter contre la cherté de la vie, le programme alternatif sankariste annonce une réduction de 30% des prix des biens de première nécessité comme le riz, l’huile, le sucre et le carburant.

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