Jeudi, 11 mai 2017 19:08

Le CFOP demande le retrait de la nouvelle la loi sur le droit de grève

Dans un communiqué diffusé ce 11 mai, le chef de file de l’opposition politique s’indigne contre la proposition de loi sur le droit de grève. Pour elle, cette loi est une faute qui ne doit pas rester impunie et il faut donc la retirer.

"Le Chef de file de l’Opposition politique burkinabè a reçu en ampliation, copie   d’une   lettre   de  l’Union   d’Action   Syndicale   (UAS)   adressée   au Président de l’Assemblée nationale, dans laquelle elle évoque le texte d’une proposition de loi que lui a envoyée le Président de la Commission des Affaires   Juridiques   et   des   Droits   Humains   (Cajdh),   traitant   de l’exercice   du   droit   de   grève   dans   les   services   publics.   Les   points soulevés par la correspondance de l’UAS laissent clairement entrevoir que le MPP a décidé de museler les syndicats. L’Opposition politique s’indigne face à ce choix du MPP de liquider les libertés   syndicales   durement   arrachées   par   notre   peuple.   

Dans   un communiqué   de   presse   daté   du   1er mars   2017, qui faisait suite à déclarations   simultanées   du   Premier   Ministre   et   du   Président   de l’Assemblé   nationale   tendant   à   accuser   les   syndicats   de   vouloir renverser le régime, l’Opposition dénonçait déjà la volonté manifeste du MPP de  museler  les  syndicats  et  de  persécuter  les  opposants. Cette stratégie du parti  au pouvoir  vise clairement à  supprimer  tout contre-pouvoir et toute force  susceptible de contester l’hégémonie du MPP.  

Pour l’Opposition politique, comme l’ont expérimenté à leurs dépends plusieurs régimes politiques dans l’histoire du Burkina, la suppression du droit   de     grève   n’a   jamais   été   la   réponse   appropriée   aux   justes revendications des travailleurs. C’est une faute majeure qui ne restera pas impunie. C’est pourquoi l’Opposition politique burkinabè rejette fermement cette proposition de loi. Elle réitère son soutien plein et entier aux syndicats dans leur lutte pour le bien-être et la liberté des Burkinabè. Du reste, la protection   et   le   renforcement   des   libertés   syndicales,   ainsi   que   le traitement diligent des revendications des travailleurs, figurent dans la plateforme de lutte de l’Opposition. L’Opposition politique demande donc à l’Assemblée nationale de retirer cette proposition de loi dans les meilleurs délais. Elle invite ses militants et l’ensemble des citoyens à se tenir prêts pour contrer toute tentative du MPP de remettre en cause les libertés syndicales dans notre pays. "

Ouagadougou, le 11 mai 2017

Le Chef de file de l’Opposition politique,

Zéphirin DIABRE

 

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