Idées

Et après l'état d'urgence?

Le Burkina Faso est désormais dans l’œil du cyclone du terrorisme. Il ne se passe plus des semaines sans que les attaques n’endeuillent des familles et privent la Nation de bras valides. Face à la situation, l’indignation des populations est totale et celles du Sahel burkinabè crient au secours. Les appels pressants semblent ne pas parvenir à qui de droit ! Que faire ?

Cette lancinante question préoccupe à plus d’un titre. Le gouvernement à maintes reprises a promis riposte à la hauteur. Rien ! En tout cas rien de bien visible. De plus, l’inviolabilité et l’intégralité du territoire sont fortement menacées. Le Burkina devait bien être prévenu de tout cela, après tout. Tout le monde retient son souffle. Pendant ce temps, le deuil se rallonge face à un silence coupable du gouvernement et un manque d’action écœurant. Ils sont alors nombreux à souhaiter comme solution, que l’état d’urgence soit décrété dans cette partie du territoire. L’idée serait fortement en discussion et sauf renoncement, elle devrait prospérer du côté Kosyam. Le Président du Faso, chef suprême des Armées pourrait franchir ce pas en décrétant l’état d’urgence à Djibo et dans le Sahel entier. Il y va de l’honneur et de la sauvegarde du territoire soutiennent certains.

Que la guerre commence !

Alternative à la fois politique et militaire, l’état d’urgence semble être l’ultime recours du gouvernement pour arrêter la saignée à Djibo et dans ses environs. Il faut lancer la guerre ! Tout comme il peut rassurer et faciliter des actions de traque des terroristes au Sahel, il peut impacter négativement sur la vie économique et sociale du pays. Les conséquences économiques seront nombreuses pour le Burkina qui depuis son insurrection en octobre 2014 peine à faire décoller son économie et surtout, se trouve dans une phase d’opérationnalisation du PNDES. Outre les conséquences sur l’économie et le probable désistement de certains bailleurs financiers, l’état d’urgence passe par la restriction des libertés d’aller et de venir et de la liberté de presse.

Pourtant, quand on connait les libertés retrouvées par les Burkinabè après l’insurrection, le trop grand activisme dans les réseaux sociaux et la liberté de presse entièrement consacrée, l’état d’urgence sera inévitablement combattu. En sus, il est l’extrême décision à prendre et devra produire les résultats attendus à savoir, arriver à bout du terrorisme dans le Sahel. A défaut, le gouvernement ne disposera d’aucune autre carte en main. Son destin lui échappera.

Qu’à cela ne tienne ! La cause reste noble ; si c’est le sacrifice ultime à faire pour accompagner le pouvoir public dans ce défi de la génération actuelle, ne faudrait-il pas s’engager. Mais tout reste dans la volonté ! Et ça c’est une autre paire de manche.

Kamanews

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