Idées

Macky Sall, pas si vertueux que ça !

La rupture ne viendra donc pas de Dakar. A l’heure où bon nombre de ses pairs sont plutôt obnubilés par l’idée de truander la constitution pour s’éterniser au pouvoir, l’idée de Macky Sall a plus que séduit.

Dans un de ses éditoriaux, le quotidien burkinabè Le Pays, très aux anges, affirmait avoir fait "l’heureux constat que le Sénégal se veut un des bastions de la démocratie". La démarche de Macky Sall est dite "empreinte d’altruisme et de sincérité envers son peuple".

Le président Sall a promis de ramener, de 7 à 5 ans, la durée du mandat présidentiel au Sénégal. Précision de taille, cette réduction du bail, il se l’applique à lui. Trop beau pour être vrai, est-on obligé de se rendre compte depuis mardi.

Aujourd’hui Macky Sall renonce à sa promesse de campagne. Il invoque, pour ce faire, un avis défavorable du conseil constitutionnel. Il le sait pourtant, et ses conseillers juridiques sont là pour le lui signifier, l'avis du Conseil Constitutionnel n'est pas un avis conforme. Autrement dit, c'est un avis consultatif, qui ne lie donc le président de la République.

Que cache donc ce revirement de Macky Sall ?

Le président sénégalais a tout simplement abdiqué face à l’aile "anti-réduction" de son propre camp. Une aile à laquelle il déclaré son appartenance en indiquant, dans son discours à la nation mardi, que "le mandat en cours du président de la République connaîtra son terme en 2019".  Le président Sall rejette, par la même occasion, l’idée selon laquelle il peut démissionner au bout de ses 5 ans, pour s’en tenir à sa parole.

Tel père tel fils ?

Visiblement, le "wax waxéét" de Me Abdoulaye Wade continue de faire des émules. Par cette formule wolof qui, littéralement traduite, signifie "j’avais dit, je me dédis", l’ancien président sénégalais avait nié avoir déclaré un jour qu’il ne se présenterait pas à l'élection de 2012.

Finalement, Wade trouvera un conseil constitutionnel pour valider sa candidature cette élection qu’il perdra, cédant la place à Macky Sall. Le successeur a retenu la leçon : en politique, on promet comme on veut, on tient comme on peut.

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