Burkina Faso

L’usurpation d’identité est une pratique qui a tendance à se banaliser sur Internet.

Depuis quelques jours, c’est un compte Facebook ouvert au nom de Fatou Diendéré qui tente de prendre de l’argent aux internautes.

Le profil est douteux. Ouagadougou est le lieu de résidence de cette personne qui se fait passer pour l’épouse du général Diendéré, et elle indique avoir été députée au ministère de la Justice.

L’animateur du compte engage une conversation banale avec ses « amis » sur Facebook puis, passe à l’offensive.

« Je suis actuellement en Mission en Chine depuis hier, je rentre demain. Et vu mon emploi du temps très chargé, je voudrais te confier une tâche très urgente si possible. Je vais te remettre les cordonnées d'une amie sur Abidjan qui a eu un accident de circulation très grave actuellement elle est hospitalisée, alors je voudrais que tu lui envoie la somme de 200.000 fr si possible,  pour ces soins car le médecin est en attente urgente de cette somme. Je t'en serai  éternellement reconnaissant. »

Notre journaliste décide de jouer le jeu et compatit à la douleur de cette amie blessée.

Le cybercriminel rassuré, rappelle l’urgence de la situation et donne une adresse à laquelle l’argent doit être envoyé. « Nom: ADONGON Prénoms: DIEUDONNE Pays: COTE D'IVOIRE Ville: ABIDJAN Adresse: 10 BP 3177 ABIDJAN 10 c'est le médecin en question son contact: 00225 75 99 83 97 ».

Evidemment, cet argent ne sera jamais envoyé, malgré les relances de cette bien singulière Fatou.

Ex danseuse professionnelle reconvertie dans la chanson, Justine Zigani, alias Tines la déesse semble avoir trouvé le salut.

Il aura fallu plus d’une semaine au président du Faso, après son investiture, pour dénicher l’homme qu’il lui faut pour occuper les fonctions de chef de gouvernement.

Un temps mis pour trouver une personne « qui ne traine pas de casserole », a confié à kamanews une source proche du président Kaboré.

Nombreuses sont les attentes, et les Burkinabè exigent de leurs dirigeants qu’ils soient des modèles, de probité, entre autres.

Dans ses déclarations après sa prise du pouvoir, le président Kaboré a indiqué que son gouvernement va travailler à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable.

A cela s’ajoute la nécessité de relancer l’économie nationale, mise à mal par les incertitudes et les troubles politiques dans lesquelles le pays s’est trouvée au cours des deux dernières années.

C’est une feuille de route tracée pour Paul Kaba Thiéba, qui devra également donner du sens aux promesses de gouvernance dans le dialogue faite par le nouveau président.

Les organisations syndicales ont récemment fait savoir qu’il n’y pas lieu de parler de trêves sociales.

Plusieurs de leurs revendications n’ont pas reçues de réponses satisfaisantes.

Pour l’immédiat, une partie de l’opinion ici attend des mesures fortes, à même d’impacter à la baisse le coût de la vie.

A 55 ans, ce père de 3 enfants qu’est Paul Thiéba va être l’homme du changement. C’est du moins ce que souhaite la majorité des Burkinabè qui, faut-il le rappeler, vit avec moins de 2 dollars par jours.

C’est un cadre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Paul Kaba Thieba, qui a été nommé premier ministre du Burkina Faso.

L’annonce de la décision a été faite jeudi, une dizaine de jours après l’investiture du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Paul Kaba Thieba, 55 ans, était en poste à Dakar, la capitale du Sénégal.

Dans ses déclarations après sa prise du pouvoir, le président Kabore a indiqué que son gouvernement va travailler à améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau potable.

La justice burkinabè a remis en liberté, le 30 décembre, l’ancien ministre l’Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma. 

Le lendemain, c’était au tour de Jean Bertin Ouédraogo, ancien ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Transports, de bénéficier de la même mesure.

L’incarcération de ces deux personnalités du régime Compaoré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou est intervenue le 18 août 2015. Elle fait suite à l’adoption, par le Conseil national de la Transition (CNT), le 16 juillet 2015, d’une résolution portant leur mise en accusation.

Jérôme Bougouma est poursuivi pour détournement de deniers publics et enrichissement illicite portant sur la somme de 3 milliards de F CFA.

Jean Bertin Ouédraogo, quant à lui, est poursuivi pour les mêmes de faits, sur la somme de 1 milliard de F CFA.

La justice n’a donné aucune indication sur la date de leur éventuel procès.

Lors d’une rencontre qu’il a eue le 4 janvier à Ouagadougou avec des cadres de son parti d’origine, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le nouveau président du Faso a exprimé son désaccord d’avec son prédécesseur, Michel Kafando.

Roch Marc Christian Kaboré n’approuve pas toutes les mesures prises par le gouvernement intérimaire.

Le président du Faso se réserve le droit de revenir sur de récentes nominations, tous comme sur des marchés dont les passations ont été autorisées par le conseil des ministres.

Le président Kaboré a également fait part de sa décision d’auditer la gestion du gouvernement dont il prend la relève.

Les derniers conseils de ministres, présidés par Michel Kafando, ont procédé à des nominations controversées, comme celles à des postes d’ambassadeurs de Bedializoun Moussa Nebié, de Amina Billa/ Bambara et de Jacob Pasgo.

Une partie de l’opinion a aussi trouvé inopportunes les nombreuses autorisations accordées par un gouvernement sortant, pour l’attribution de marchés publics.

Le marché central de Ouagadougou a été le théâtre d’un cambriolage dans la nuit du 26 au 27 décembre.

Une dizaine de boutiques à l’intérieur de Rood woko a été visité par des voleurs.

Aucun bilan des pertes enregistrées n’est pour l’instant disponible.

« Nous ne savons plus quoi faire », a confié à kamanews un commerçant dudit marché. Une inquiétude qui s’explique par le fait que ce cambriolage a pu s’opérer alors que le marché, dont les portes étaient fermées, est placé sous la surveillance de la police et d’agents de sécurité privée.

L’Union Internationale de la Presse Francophone(UPF) réclame la remise en liberté de Yoda Caroline et Adama Ouédraogo. Tous deux journalistes, ils sont détenus à la prison militaire de Ouagadougou dans le cadre de l’enquête sur le coup d’Etat opéré, en septembre, par un groupe conduit par le Général Gilbert Diendéré.

L’UPF souhaite que soit porté à la connaissance du public les faits « ayant fondé la décision d’arrestation » des deux journalistes.  Faute de publication de ces éléments, cette organisation qui œuvre dans la défense de la liberté de la presse « exige la libération des deux journalistes emprisonnés ».

Adama Ouédraogo, du journal L’Observateur paalga, et Caroline Yoda, de la télévision BF1, sont arrêtés pour complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de destruction aggravée de biens, de coups et blessures, ainsi que pour complicité de meurtre.

Le 23 décembre, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire a indiqué que les faits pour lesquels ils sont retenus sont sans rapport avec l’exercice de leur profession de journaliste.

Selon des informations recueillies par kamanews, le député nouvellement élu du Loroum a été placé en garde à vue, jeudi, la gendarmerie.

Un bus de transport en commun a été la cible d’une attaque mardi, sur l’axe reliant les villes de Ouagadougou et de Po.

Plusieurs blessés, dont quatre graves, ont été conduits au centre de santé de Nobéré, localité à proximité de laquelle est survenu le braquage.

Au moins deux des blessés sont en cours d’évacuation sur Ouagadougou pour y recevoir une meilleure prise en charge.

Les assaillants ont emporté une importante somme d’argent, selon les premiers témoignages recueillis par Kamanews.

Le président de la république de Côte d’Ivoire sera à Ouagadougou pour l’investiture du président élu, Roch Marc Christian Kaboré, le 29 décembre.

Le gouvernement burkinabè, qui donne l’information, annonce également la présence du Malien Ibrahim Boubacar Keita, du Nigérien Mahamadou Issoufou, du Sénégalais Macky Sall, et du Guinéen Alpha Condé.

La venue de président ivoirien marque un tournant dans les relations entre le Burkina Faso et sa voisine du sud.

Parlant de la Côte d’Ivoire, le président Michel Kafando avait déclaré, le 6 janvier 2015 : «  c’est le pays où forcément nous n’avons pas beaucoup d’amis. Et nous, nous avons peur aussi que vraiment le danger ne vienne de là. Il ne faut pas que nos propres élections soient perturbées ici, au Burkina, parce que de l’autre côté, on aura sciemment manigancé des choses ».

La visite effectuée par le président de la transition burkinabè fin juillet Abidjan n’aura pas réussi à réchauffer les relations entre les deux pays.

Récemment, Ouagadougou a accusé des personnalités politiques ivoiriennes d’avoir soutenu le coup d’Etat perpétré par le général Gilbert Diendéré en septembre.

L’élection de Roch Kaboré devra consacrer une relance de l’axe Ouagadougou – Yamoussoukro.

En privé, Alassane Ouattara, qui ne pas vouloir se mêler de la conduite de la transition au Burkina, n’hésite pas à affirmer : « Roch, c’est mon fils ».

Evacué en France pour des soins médicaux en novembre 2014, Kouamé Lougué a regagné le Burkina Faso.

A Oury, son village, sa famille organise des offices religieux ce weekend end pour remercier dieu de lui avoir permis de recouvrer la santé. « Le général se porte bien, il marche sans béquilles », a confié à Kamanews un de ses proches.

Mais sur ce qui a justifié son évacuation sanitaire, les proches du Général Lougué restent évasifs.

Kouamé Lougué a été blessé dans la foulée de la vague de violence qui a entouré la démission, en 2014, de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré.

Des images avaient montré le Général assis, chez lui à domicile, les deux pieds dans des plâtres. Mais que s’est-il passé exactement pour qu’il se retrouve ainsi ?

La junte militaire, qui dirigeait le Burkina à l’époque des faits, n’a jamais répondu à l’interrogation.

Sur son site internet, Sidwaya, un journal d’Etat, a avancé une réponse le 12 novembre 2014 : « La rumeur selon laquelle le général Kouamé Lougué aurait été victime d’un accident s’est avérée fondée. »

Exit donc la thèse de la tentative d’assassinat évoquée par certains milieux Ouagalais. Les circonstances de cet « accident » demeurent inconnues.

Ce 12 novembre, le General Lougué a reçu la visite du Colonel Auguste Denise Barry, venu lui annoncer son évacuation en France, sur décision du chef de l’Etat d’alors, Yacouba Isaac Zida, 

Avant sa blessure, le General Logué s’est rendu, le 2 novembre, dans les locaux de la télévision nationale dans l’intention de se proclamer chef de l’Etat. Il a dû quitter précipitamment les lieux, juste avant que des éléments du défunt régiment de sécurité y fassent une descente qui s’est soldée par un mort.

Les tractations se poursuivent pour la formation du premier gouvernement du président élu Roch Kaboré. Qui sera membre de cet exécutif ? Au sein du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), la réponse est fonction du camp auquel l’on s’adresse.

Mais l’idée d’une équipe qui fera place aux poids lourds de l’ancienne opposition a été évoquée, et continue de l’être, dans une certaine mesure. Le camp de Roch Kaboré a ainsi envisagé de lancer « un appel » à tous ces camarades de la lutte finale, pour gouverner « ensemble ». 

Une telle démarche aura comme avantage, entre autre, d’éviter aux destinataires de cette invitation de donner l’impression qu’ils font la course aux postes.  Une image qui, du reste, ne plait pas Roch Kaboré lui-même. Dans une interview accordée à la BBC avant son élection, il avait affirmé : « il y aura une autre manière de faire la politique, que de courir après des postes politiques dans ce pays la ».

Si cet appel est fait, la probabilité est forte que les gauchisants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) rejoignent le navire rochiste, ne fusse qu’à titre personnel.

Cette forme d’ouverture est rejetée par le courant Salif Diallo, en raison, justement, d’une possible venue d’éléments de l’UPC.  

Les différents courants qui cohabitent au sein du MPP se mènent une bataille de leadership. Pour les Salifistes, des appuis venus de l’UPC  vont renforcer le camp des Rochistes, et tant que faire se peut, il faut empêcher la survenue de cette éventualité.

Et c’est que là que la jonction se fait entre Salif Diallo et Zéphirin Diabré. Le patron de l’UPC a fait le choix de demeurer dans l’opposition. De ce fait, il ne veut donc pas voir un des siens dans un conseil des ministres présidé par Roch Kaboré.  Zeph ne veut pas aller à la soupe, et Salif ne veut pas l’y voir.  

Tout sera donc une question d’opportunité interne au sein du bientôt parti présidentiel : tout décision d’ouverture ou non du prochain cabinet ministériel se fera au regard de son impact sur la cohésion interne du MPP.

Le cerveau présumé du coup d’Etat de septembre au Burkina Faso souhaite faire face à ses juges dans les meilleurs délais.

Selon des informations obtenues par Kamanews, Gilbert Diendéré demande à être jugé avant les élections du 29 novembre.

Cet ancien patron de la sécurité du président Blaise Compaoré affirme être innocent des accusations retenues par la justice à son encontre.

Pour lui, il n’y a vraiment pas de raison d’attendre plus longtemps. S’il faut que des magistrats se relaient pour une audience en continu de 24 heures, Gilbert Diendéré en fait la suggestion et dit être prêt à tenir le coup.

C’est le 1er octobre que cet officier supérieur de l’armée burkinabè s’est rendu à la justice de son pays. Depuis, il est en détention à la Maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou.

Gilbert Diendéré est sous le coup de 11 chefs d’accusation, dont celui de crime contre l’humanité pour lequel il encourt la peine de mort.

Lui et des éléments du régiment de sécurité présidentielle avaient revendiqué le coup d’Etat du 17 septembre.  La veille, ils avaient procédé à la séquestration du président du Faso, Michel Kafando, et de tous les membres du gouvernement.

Evoquant son avenir judiciaire le 23 septembre, Gilbert Diendéré a déclaré à la presse : « je n’ai pas peur d’affronter la justice, je répondrai aux questions qu’on me posera ». 

 Le parti de Blaise Compaoré a fait son entrée en scène dans la campagne en vue des élections législatives de fin novembre.

Pour sa première sortie, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu des meetings à Zitenga, à Bobo Dioulasso et à Saaba, une commune rurale située à la périphérie Est de Ouagadougou. 

Pour ce parti qui a toujours eu la majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis sa création en février 1996, il s’agit de prouver que, même sans son fondateur Blaise Compaoré, le CDP est bien en place et ne compte pas jouer les seconds rôles. Achille Tapsoba, son vice-président explique : « ce n’est pas pour faire de la figuration. Malgré les difficultés, nous pensons pouvoir gagner. »

Une de ces difficultés auxquelles le CDP fait face dans ces élections est d’ordre financière, estiment certains analystes. Ils mettent en avant le gel des comptes du parti par la justice, pour son soutien présume au coup d’Etat de septembre mené par le General Diendéré. 

Mais que nenni, le CDP sait faire les choses avec ce qu’il a, martelé Achille Tapsoba. « Ce ne sont pas les moyens qui font la politique ; c’est la politique qui fait les moyens », clame-t-il.

 89 formation et 18 regroupements d’indépendants prennent par a ces élections législatives. Elles ont lieu le 29 novembre, en même temps que la présidentielle, pour la désignation de 127 députés.

 

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