Burkina Faso

Il n’y a plus de manifestations de rue à Dédougou, mais la tension est loin d’être retombée. Selon des informations de Kamanews, plusieurs personnes ont dû quitter la ville ce dimanche, avec toutes leurs familles. Ces départs précipités ont été ordonnés par le chef de canton, qui avait promis de sévir contre les instigateurs des saccages des locaux de la gendarmerie et de domiciles de certains gendarmes.

Aux nombres des personnes expulsées, se trouvent le responsable local du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), ainsi qu’un responsable d’une association de jeunes commerçants.

A la demande du chef de canton, tous les villages relevant de son autorité ont dépêché ce matin à Dédougou des groupes de jeunes gens, prêtes à mettre en exécution toute mesure qu’il viendrait à ordonner.

Aucune présence de forces de sécurité n’est visible dans la capitale de la province du Mouhoun.

Le 3 mai, la ville a été le théâtre de manifestations violentes d’une foule qui s’est attaquée à la gendarmerie, à qui elle reproche la mort d’un gardé-à-vue.

Du matériels didactiques, de travaux pratiques et de soins (aspirateurs, autoclaves, bassins osseux, mannequins, boîtes d’accouchement, boîtes de chirurgie, modèles anatomiques, mobiliers médicaux, simulateurs d’accouchement, placenta complet avec membranes), c’est le don fait par la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance de biomédicale (Sogemab), à l’école nationale de la santé publique (Ensp)

D’une valeur de 337 588 592 FCFA, tous ces équipements à repartir entre les six directions de l’Ecole nationale de la santé publique, "sont conformes aux normes et standards internationaux, Communauté européenne, ISO, AFNOR"  foi de Daouda Traoré, Directeur général de la Sogemab

Cette dotation servira au "renforcement de nos activités pédagogiques", a souligné la directrice générale de l’Ensp, Dr Martine Bonou/Bationo. 

Plutôt heureuse, elle a expliqué le processus d’acquisition de ce matériel : "nous avons soumis à la Sogemab qui est la référence nationale en matière d’équipements biomédicaux mais aussi de maintenance, une liste d’expression de besoins avec toutes les spécifications techniques. Avec la société, nous avons suivi toutes les étapes du processus et aujourd’hui, nous sommes heureux de réceptionner ces équipements qui seront répartis entre les six (06) directions régionales que sont Bobo-Dioulasso, Fada-Ngourma, Koudougou, Tenkodogo, Ouahigouya, Ouagadougou et la Direction de la formation supérieure en sciences de la santé(DFSSS)".

La Sogemab est une société d’Etat créée en décembre 2013. Elle est chargée d’assurer, au nom de l’Etat et pour le compte de l’Etat, l’acquisition et la maintenance des équipements médico- techniques et hospitaliers.

Elle est chargée d’agir de même pour le compte des démembrements de l’Etat, des collectivités territoriales, des projets et programmes, des établissements publics de l’Etat et de tout organisme de droit public.

La Sogemab a aussi des missions d’homogénéisation qui doivent se traduire, notamment, par la limitation des marques par type d’équipement car cela est indispensable pour une bonne maintenance, la gestion optimale des pièces de rechange, la formation des utilisateurs, la formation des techniciens de maintenance et la réduction des coûts d’exploitation et de maintenance.

L’exclusion de Louis Armand Ouali n’est plus qu’une question de temps, et de procédure à suivre. Celui qui est encore deuxième vice-président, chargé des affaires politiques de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est, pour l’instant, officiellement suspendu.

Techniquement parlant, un militaire en permission qui n’est pas retourné à son poste à la fin de sa permission est en désertion en tant de paix. Il peut éviter d’être considéré comme tel, s’il signale à son chef ou à celui qui a signé sa note de permission son intention de prolonger son séjour avec une motivation suffisante.

Le mot n’est pas trop fort pour les proches de l’ancien maire de Ouagadougou, qui affirment que le dossier de Marin Casimir Ilboudo est "séquestré" par la justice burkinabè.

Interpellé le 29 juin 2015, il n’a toujours pas été entendu par un juge d’instruction. L’affaire le concernant avait été confiée au juge Théophile Nana, le même qui instruisait également le dossier sur la mort du juge constitutionnel Salifou Nébié.

Mais entretemps, le parquet se ravise. Marin Ilboudo ne peut être jugé dans la juridiction de Ouagadougou, une ville dont il été le maire.

Par Arrêt N°14 du 4 septembre 2015, la Chambre criminelle de la Cour de Cassation a, de ce fait, procédé au transfèrement du dossier au Tribunal de grande instance de Ziniaré.

Et c’est alors que la machine tombe en panne. Jusqu’à ce jour, le juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Ziniaré n’a pas reçu le fond du dossier.

Par lettre en date du 24 février 2016, les Conseils de M. Ilboudo interpellent le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou. Ils lui demandent d’intervenir pour permettre la transmission du dossier du prévenu Ilboudo au juge d’instruction de Ziniaré. Cette lettre est restée sans suite jusqu’à ce jour.

Selon les dernières informations obtenues par Kamanews, les avocats de l’ex maire vont s’adresser, dans les jours à venir, au Garde des Sceaux, ministre de la Justice et la Promotion civique dans l’espoir que leur cause sera mieux entendue.

"Il faut savoir que le juge d’instruction de Ziniaré, a priori, va reprendre le dossier à zéro", explique à Kamanews un auxiliaire de justice qui poursuit : "cela veut dire que Marin Ilboudo séjourne en prison depuis près d’un an pour rien pratiquement".

Pour son instruction, le juge Nana avait inculpé Marin Ilboudo pour "faux en écriture publique, usage de faux en écriture publique, usage de faux en matière de titre de jouissance de propriété et de plan de bornage, corruption passive, corruption active et complicité de faux et usage de faux en écriture publique".

Des chefs d’inculpation qui ne lieront pas forcément le nouveau juge d’instruction qui a saisi et qui attend de connaître du dossier.

L’heure est grave au sein de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), à se fier à des propos de Armand Ouali. Dans une longue lettre manuscrite qu’il a adressée à son président, Zéphirin Diabré, celui qui n’est autre que le vice-président de l’UPC rue dans les brancards.

"Ce n’est pas conforme à la loi, mais on peut y aller, puisque nous avons une couverture". Voilà  résumé l’esprit d’une correspondance entre deux ministres du gouvernement de Paul Kaba Thiéba, et dont Kamanews a eu copie.

Le législateur burkinabè a introduit des innovations dans la  loi de présentation des recettes et des dépenses de l'État pour l’année 2016. Kamanews a passé en revue des points saillants de ces nouveautés avec Tidiane Kaboré, Inspecteur des impôts.

Avec déjà plusieurs centaines de militaires installés dans la périphérie de Ouagadougou, la France annonce l’envoie d’un renfort au Burkina.

Mardi à Abidjan, le ministre de l'Intérieur français, Bernard Cazeneuve, a évoqué l’envoie d’une "dizaine" d’éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

En de pareilles circonstances, on peut s’imaginer que ce chiffre est largement en deçà de la réalité.

La mission de cette unité opération sera d’apporter du concours "pour intervenir rapidement dans la région en cas d'attaque terroriste sérieuse".

En clair, Ouagadougou, situé eu cœur du Sahel, sera le lieu d’où Paris organisera ses interventions commando en Afrique de l’Ouest.

Cette nouvelle posture du Burkina suscite bien d’inquiétudes.

Dans sa revendication de l’attentat de dimanche en Côte d’Ivoire, AQMI a promis des représailles contre les "croisés dans tous les pays participant à Serval et Barkhane".

L’organisation terroriste a réitéré son "appel à tous les Etats soutenant l'invasion française au Mali à se retirer de cette alliance satanique".

Le 16 janvier, des organisations de la société civile burkinabè ont exigé le départ "des forces étrangères notamment américaines et françaises présentes sur notre sol, source d’insécurité et d’agression contre notre Peuple".

Dans la même foulée, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme avait invité le gouvernement à se débarrasser de "toute illusion de protection de nos territoires par des forces étrangères".

Au moins 300 éléments français des forces les forces spéciales de l’opération Sabre sont positionnés au Burkina.

De sources diplomatiques, le prochain voyage du président du Faso en France sera largement consacre au renforcement de la coopération sécuritaire entre Paris et Ouagadougou.

Face aux tergiversations et calculs politiques de l’exécutif central, le gouverneur de la région de l’Est a pris ses responsabilités.

Le colonel-major Hyacinthe Yoda, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), n’a pas fait dans le flou face aux représentants des Koglwéogo, ces milices qui, chaque jour, empiètent un peu plus sur les prérogatives de l’Etat.

"On ne peut pas tolérer que des Kolgwéogo arrêtent des gens, les violentent, les enferment et les verbalisent", a déclaré, lundi, le gouverneur Yoda, avant d’exiger d’eux qu’ils libèrent la région de l’Est "dans un bref délai".

Ces dernières semaines, les Koglwéogo n’ont eu de cesse de multiplier les actes de défiance à l’encontre de l’Etat. Ceux de Sapouy ont boycotté une réunion convoquée par le ministre en charge de la Sécurité. Simon Compaoré qui, en mi-février, avait affirmé que "les Koglwéogo sont utiles".

Ce mardi expire l’ultimatum de 72 heures accordé par des Koglwéogo aux autorités de la ville de Fada pour obtenir la libération de 10 des leurs, placés en détention pour avoir séquestré et torturé un présumé voleur de bœuf et son frère.

A présent, il faut que le Premier ministre fasse sa première sortie publique sur cette gangrène Koglweoguiste. Et ce sera pour affirmer la primauté du droit, dans cet Etat de droit qu’est le Burkina Faso.

Le secrétaire général de l’Onu a visité deux hôpitaux de Ouagadougou, connus pour les égards qu’ils accordent aux populations les plus démunies.

Une action qui est la traduction, dans les faits, du message que Ban ki-moon est venu livrer au Burkinabè.

Le Burkina est "un modèle de démocratie", a-t-il noté à plusieurs reprises. Le patron de l’Onu a aussi dit avoir  "conscience que le Burkina Faso revient de loin".

Apres l’insurrection, après une transition dont le bilan est loin de faire l’humanité, il est grand temps de reconstruire le pays.  Et sur ce plan, la visite du secrétaire général de l’Onu est un appui dont les autorités de Ouagadougou ont besoin.

L’économie du pays n’est pas au mieux de sa forme, et les incertitudes de ces deux dernières années ont ralenti, et parfois même entrainé la suspension de nombreux projets de développement financés grâce à la coopération internationale.

Le gouvernement burkinabè trouve, donc, en Ban ki-moon un ambassadeur pour plaider sa cause à travers le monde.  Sur les questions du développement, de la réforme du secteur de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, Roch Kaboré a demandé à Ban Ki-moon l’appui de son institution.

Discours de circonstance ou réelle admiration, le premier responsable de l’Onu n'a pas tari d’éloges à l’endroit du Burkina et de sa population.

Mais l’Onu ne fera rien pour le Burkina, sans une contrepartie.  

Selon les confidences faites à kamanews par un fonctionnaire onusien,  Ban Ki-moon a fait entendre aux dirigeants burkinabè l’importance que la communauté internationale accorde à la bonne gestion des ressources qu’elle consentira à dégager pour leur pays. En des termes moins diplomatiques, le Burkina, par ses dirigeants, doit donner des gages de son engagement à lutter contre la corruption, et toutes les formes de mal gouvernance.

Ban Ki-moon a aussi exigé du Burkina Faso un respect des droits de l’homme, y compris ceux relatifs aux orientations sexuelles des personnes.  "Nul ne doit se cacher en raison de sa sexualité", a déclaré le patron des Nations-Unies

Plus de 441 participants représentant 374 entreprises en provenance de 23 pays sont présent au 4e forum Ouest africain de développement des entreprises, Africallia. Le Burkina Faso est représenté par 171 chefs d’entreprises.

L’ancien chef de l’Etat burkinabè est officiellement détenteur de la nationalité ivoirienne depuis le 17 novembre 2014. Mais la publication, à moins de deux mois des élections municipales au Burkina, du décret qui lui donne ce nouveau droit tombe au très mauvais moment pour son parti.

Leader dans plusieurs secteurs de la distribution depuis une vingtaine d’années au Burkina, la société Megamonde a opté d’être, de nouveau, un précurseur. Pour faciliter le quotidien au maximum de Burkinabè, la société a initié "Méga Facile".

Dans une vidéo d’une minute et demie en langue Fulfuldé, l’ex-otage australienne exprime sa reconnaissance à toute la population de Djibo pour le soutien "immense" dont elle a bénéficié "pendant son absence".

Le regard crispé, l’air émue, Jocelyn Elliot dit également être "reconnaissante à Dieu" et aux gouvernements du Burkina Faso, du Niger et du mali qui ont contribué à sa libération.

A l’endroit de ses ex-ravisseurs qui détiennent toujours son époux, l’australienne de 80 ans a un mot : "je suis aussi reconnaissante à ceux qui ont accepté de me libérer sans condition. Ils savent que le travail que nous avons effectué depuis 44 ans a fourni des services chirurgicaux vitaux aux personnes de toutes fois et de toutes origines".

Au sujet de son, époux, Jocelyn Elliot tente de garder l’espoir, malgré sa peur: "Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve. Mon mari le docteur n’est pas encore libre, mais nous avons espoir qu’il le sera bientôt".

Libérée, Jocelyn Elliot a rejoint Ouagadougou le 8 février. Elle avait été enlevée, en même temps que son époux, par des hommes se réclamant d’Al-Qaeda dans la nuit du 15 au 16 janvier dans la ville de Djibo où ils résidaient.

Page 15 sur 20

Videothèque

Le matériel du RSP
Arrivée de Mariam Sankara
Agression de Sara Sérémé

KamaNews

  • Qui sommes-nous?
  • Notre équipe
  • Nous contacter
  • Conditions d'utilisation
  • Mention légale
  • En continue

Infos pratiques

  • Publicité
  • Partenariat
  • Version mobile
  • Cookies & Cache
  • Responsabilité
  • Flux RSS

Outils

  • Applications
  • S'inscrire
  • Se connecter
  • Modifier son profil
  • Nos blogs
  • Messages

Liens utiles

  • BBC Afrique
  • Journal Citoyen
  • CSC
  • OBM
  • CNPZ
  • Droit Libre
Top