Burkina Faso

De présumés complices des attentats du 15 janvier contre un restaurant de la capitale ont été arrêtés.

A quelques jours du début des examens et concours scolaires (BEPC, CAP, BEP, CEP), prévus du 1er juin au 13 juillet, le ministre de l’éducation national, Jean Martin a échangé avec les hommes de médias. C’était ce lundi 30 mai 2016. Les récentes mesures prises par le gouvernement pour faire face aux préoccupations du secteur de l’éducation, la réalisation des infrastructures, les recrutements au titre de l’année 2016, l’organisation des examens scolaires, les innovations de la session 2016 des examens et concours, le budget de la session 2016, la situation la crise scolaire a Nagaré et Gounghin ont été au centre des échanges

Le budget de l’organisation des examens et concours du post-primaire session de 2016 s’élève à 4 933 593 636 FCFA. La dotation budgétaire pour cette activité étant de 3 586 000 000 FCFA, il se dégage un besoin de financement de 1 429 222 679 FCFA. Mais le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation rassure les 243514 postulants que tout sera mis à l’œuvre par le gouvernement pour que la présente session se déroule sans grand accroc.

Pour ce faire 38 500 acteurs de l’éducation, 4 500 agents des forces de sécurités et 9844 salles sont affrétés. Les innovations au niveau du post-primaire et du secondaire de la session 2016 se caractérisent par le conditionnement des épreuves du second tour du BEPC dans des enveloppes de couleurs différentes pour éviter l’ouverture de celles-ci par erreurs, la délivrance de relevés de notes aux candidats admis comme ajournés. Aussi 329 jurys sur les 429 que comptera le BEPC seront informatisés. Au niveau du primaires les principales innovations sont entre autres une meilleure prise en compte de l’enseignement bilingue dans l’évaluation de fin de niveau primaire et l’introduction du kasem( langue kassena, gourounsi de po) pour la première fois par les candidats concernés par cette langue.

Les crises scolaires survenues à Nagaré et à goughin ont été évoquées par le ministre. Des mesures conservatoire annoncées, il ressort la délocalisation des examens dans d’autres centres, le suivi psychologique des victimes, la fermeture des établissements concernés jusqu’à nouvelles ordre, la relecture des textes portant organisation des contrôles de connaissances et des autres évaluations des élèves.

Jean matin Coulibaly a aussi fait le point du paiement des frais de scolarité, des vacations et heures supplémentaires. En attendant l’épurement de cette dette, le ministre de l’éducation a laissé entendre que le dossier de la subvention de l’état à l’union nationale des établissements privés laïcs a été engagé pour un montant de 250 000 000 FCFA. Des dossiers de frais de scolarité reçus des 13 directions régionales de du Mena, un seul a été engagé et payé le 18 mai 2016 pour 8 250 000. Trois dossiers ont été engagés le 27 mai dernier pour 160 000 000 FCFA, et 09 autres sont en attentes des rapports de vérification

Sur 85 dossiers de frais de scolarités reçus des établissements privés, 84 ont été engagés pour un montant de 884 090 000 FCFA

Au niveau du post-primaire, les dossiers de vacation reçu des 13 DRENA, 10 ont été engagés et payé par le trésor à partir du 16 mai 2016 pour un montant de 1 112 326 820 FCFA, 02 autres DRENA (centre et Centre-est) sont à l’étape de l’ordonnancement et un seul , à savoir le la DRENA Sud-ouest en attende du rapport de vérification du ministère en charge des finances. Le ministre Jean Martin Coulibaly a rassuré que ces situation financières signifient que dans de brefs délais, les intéressés vont pouvoir constater ces engagement financiers dans leur compte

Il a conclu que son département procèdera au recrutement de près de 17965 agents en 2016 et près de 50648 en 2018. Pour l’année 2016 il est aussi prévu la réalisation de 160 complexes scolaires, 200 collèges d’enseignement général, 09 lycées d’enseignement général, un lycée professionnel, deux lycées scientifiques.

C’est à peine un électeur sur deux qui a estimé utile de se rendre dans son bureau de vote dimanche dernier. Il n’y a pas qu’une seule explication à cette bouderie collective, mais le message, il est précis : les partis politiques se doivent, rapidement, de remettre en cause leurs comportements vis-à-vis du citoyen.

"A propos du dédommagement, il faut dire que tout ne se passe pas bien." Tels ont été les propos, teintés d’amertume, du porte-parole de l’Union des familles des martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015. A la tête d’une délégation, il venait d’être reçu le 22 décembre 2015 par le président Michel Kafando.

Pas forcément connue du grand public, la société COTECNA est revenue au-devant de la scène depuis l’opérationnalisation du Système de liaison virtuelle pour les opérations d’importations et d’exportations (SYLVIE).

Il n’y a plus de manifestations de rue à Dédougou, mais la tension est loin d’être retombée. Selon des informations de Kamanews, plusieurs personnes ont dû quitter la ville ce dimanche, avec toutes leurs familles. Ces départs précipités ont été ordonnés par le chef de canton, qui avait promis de sévir contre les instigateurs des saccages des locaux de la gendarmerie et de domiciles de certains gendarmes.

Aux nombres des personnes expulsées, se trouvent le responsable local du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), ainsi qu’un responsable d’une association de jeunes commerçants.

A la demande du chef de canton, tous les villages relevant de son autorité ont dépêché ce matin à Dédougou des groupes de jeunes gens, prêtes à mettre en exécution toute mesure qu’il viendrait à ordonner.

Aucune présence de forces de sécurité n’est visible dans la capitale de la province du Mouhoun.

Le 3 mai, la ville a été le théâtre de manifestations violentes d’une foule qui s’est attaquée à la gendarmerie, à qui elle reproche la mort d’un gardé-à-vue.

Du matériels didactiques, de travaux pratiques et de soins (aspirateurs, autoclaves, bassins osseux, mannequins, boîtes d’accouchement, boîtes de chirurgie, modèles anatomiques, mobiliers médicaux, simulateurs d’accouchement, placenta complet avec membranes), c’est le don fait par la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance de biomédicale (Sogemab), à l’école nationale de la santé publique (Ensp)

D’une valeur de 337 588 592 FCFA, tous ces équipements à repartir entre les six directions de l’Ecole nationale de la santé publique, "sont conformes aux normes et standards internationaux, Communauté européenne, ISO, AFNOR"  foi de Daouda Traoré, Directeur général de la Sogemab

Cette dotation servira au "renforcement de nos activités pédagogiques", a souligné la directrice générale de l’Ensp, Dr Martine Bonou/Bationo. 

Plutôt heureuse, elle a expliqué le processus d’acquisition de ce matériel : "nous avons soumis à la Sogemab qui est la référence nationale en matière d’équipements biomédicaux mais aussi de maintenance, une liste d’expression de besoins avec toutes les spécifications techniques. Avec la société, nous avons suivi toutes les étapes du processus et aujourd’hui, nous sommes heureux de réceptionner ces équipements qui seront répartis entre les six (06) directions régionales que sont Bobo-Dioulasso, Fada-Ngourma, Koudougou, Tenkodogo, Ouahigouya, Ouagadougou et la Direction de la formation supérieure en sciences de la santé(DFSSS)".

La Sogemab est une société d’Etat créée en décembre 2013. Elle est chargée d’assurer, au nom de l’Etat et pour le compte de l’Etat, l’acquisition et la maintenance des équipements médico- techniques et hospitaliers.

Elle est chargée d’agir de même pour le compte des démembrements de l’Etat, des collectivités territoriales, des projets et programmes, des établissements publics de l’Etat et de tout organisme de droit public.

La Sogemab a aussi des missions d’homogénéisation qui doivent se traduire, notamment, par la limitation des marques par type d’équipement car cela est indispensable pour une bonne maintenance, la gestion optimale des pièces de rechange, la formation des utilisateurs, la formation des techniciens de maintenance et la réduction des coûts d’exploitation et de maintenance.

L’exclusion de Louis Armand Ouali n’est plus qu’une question de temps, et de procédure à suivre. Celui qui est encore deuxième vice-président, chargé des affaires politiques de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est, pour l’instant, officiellement suspendu.

Techniquement parlant, un militaire en permission qui n’est pas retourné à son poste à la fin de sa permission est en désertion en tant de paix. Il peut éviter d’être considéré comme tel, s’il signale à son chef ou à celui qui a signé sa note de permission son intention de prolonger son séjour avec une motivation suffisante.

Le mot n’est pas trop fort pour les proches de l’ancien maire de Ouagadougou, qui affirment que le dossier de Marin Casimir Ilboudo est "séquestré" par la justice burkinabè.

Interpellé le 29 juin 2015, il n’a toujours pas été entendu par un juge d’instruction. L’affaire le concernant avait été confiée au juge Théophile Nana, le même qui instruisait également le dossier sur la mort du juge constitutionnel Salifou Nébié.

Mais entretemps, le parquet se ravise. Marin Ilboudo ne peut être jugé dans la juridiction de Ouagadougou, une ville dont il été le maire.

Par Arrêt N°14 du 4 septembre 2015, la Chambre criminelle de la Cour de Cassation a, de ce fait, procédé au transfèrement du dossier au Tribunal de grande instance de Ziniaré.

Et c’est alors que la machine tombe en panne. Jusqu’à ce jour, le juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Ziniaré n’a pas reçu le fond du dossier.

Par lettre en date du 24 février 2016, les Conseils de M. Ilboudo interpellent le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou. Ils lui demandent d’intervenir pour permettre la transmission du dossier du prévenu Ilboudo au juge d’instruction de Ziniaré. Cette lettre est restée sans suite jusqu’à ce jour.

Selon les dernières informations obtenues par Kamanews, les avocats de l’ex maire vont s’adresser, dans les jours à venir, au Garde des Sceaux, ministre de la Justice et la Promotion civique dans l’espoir que leur cause sera mieux entendue.

"Il faut savoir que le juge d’instruction de Ziniaré, a priori, va reprendre le dossier à zéro", explique à Kamanews un auxiliaire de justice qui poursuit : "cela veut dire que Marin Ilboudo séjourne en prison depuis près d’un an pour rien pratiquement".

Pour son instruction, le juge Nana avait inculpé Marin Ilboudo pour "faux en écriture publique, usage de faux en écriture publique, usage de faux en matière de titre de jouissance de propriété et de plan de bornage, corruption passive, corruption active et complicité de faux et usage de faux en écriture publique".

Des chefs d’inculpation qui ne lieront pas forcément le nouveau juge d’instruction qui a saisi et qui attend de connaître du dossier.

L’heure est grave au sein de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), à se fier à des propos de Armand Ouali. Dans une longue lettre manuscrite qu’il a adressée à son président, Zéphirin Diabré, celui qui n’est autre que le vice-président de l’UPC rue dans les brancards.

"Ce n’est pas conforme à la loi, mais on peut y aller, puisque nous avons une couverture". Voilà  résumé l’esprit d’une correspondance entre deux ministres du gouvernement de Paul Kaba Thiéba, et dont Kamanews a eu copie.

Le législateur burkinabè a introduit des innovations dans la  loi de présentation des recettes et des dépenses de l'État pour l’année 2016. Kamanews a passé en revue des points saillants de ces nouveautés avec Tidiane Kaboré, Inspecteur des impôts.

Avec déjà plusieurs centaines de militaires installés dans la périphérie de Ouagadougou, la France annonce l’envoie d’un renfort au Burkina.

Mardi à Abidjan, le ministre de l'Intérieur français, Bernard Cazeneuve, a évoqué l’envoie d’une "dizaine" d’éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

En de pareilles circonstances, on peut s’imaginer que ce chiffre est largement en deçà de la réalité.

La mission de cette unité opération sera d’apporter du concours "pour intervenir rapidement dans la région en cas d'attaque terroriste sérieuse".

En clair, Ouagadougou, situé eu cœur du Sahel, sera le lieu d’où Paris organisera ses interventions commando en Afrique de l’Ouest.

Cette nouvelle posture du Burkina suscite bien d’inquiétudes.

Dans sa revendication de l’attentat de dimanche en Côte d’Ivoire, AQMI a promis des représailles contre les "croisés dans tous les pays participant à Serval et Barkhane".

L’organisation terroriste a réitéré son "appel à tous les Etats soutenant l'invasion française au Mali à se retirer de cette alliance satanique".

Le 16 janvier, des organisations de la société civile burkinabè ont exigé le départ "des forces étrangères notamment américaines et françaises présentes sur notre sol, source d’insécurité et d’agression contre notre Peuple".

Dans la même foulée, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme avait invité le gouvernement à se débarrasser de "toute illusion de protection de nos territoires par des forces étrangères".

Au moins 300 éléments français des forces les forces spéciales de l’opération Sabre sont positionnés au Burkina.

De sources diplomatiques, le prochain voyage du président du Faso en France sera largement consacre au renforcement de la coopération sécuritaire entre Paris et Ouagadougou.

Face aux tergiversations et calculs politiques de l’exécutif central, le gouverneur de la région de l’Est a pris ses responsabilités.

Le colonel-major Hyacinthe Yoda, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), n’a pas fait dans le flou face aux représentants des Koglwéogo, ces milices qui, chaque jour, empiètent un peu plus sur les prérogatives de l’Etat.

"On ne peut pas tolérer que des Kolgwéogo arrêtent des gens, les violentent, les enferment et les verbalisent", a déclaré, lundi, le gouverneur Yoda, avant d’exiger d’eux qu’ils libèrent la région de l’Est "dans un bref délai".

Ces dernières semaines, les Koglwéogo n’ont eu de cesse de multiplier les actes de défiance à l’encontre de l’Etat. Ceux de Sapouy ont boycotté une réunion convoquée par le ministre en charge de la Sécurité. Simon Compaoré qui, en mi-février, avait affirmé que "les Koglwéogo sont utiles".

Ce mardi expire l’ultimatum de 72 heures accordé par des Koglwéogo aux autorités de la ville de Fada pour obtenir la libération de 10 des leurs, placés en détention pour avoir séquestré et torturé un présumé voleur de bœuf et son frère.

A présent, il faut que le Premier ministre fasse sa première sortie publique sur cette gangrène Koglweoguiste. Et ce sera pour affirmer la primauté du droit, dans cet Etat de droit qu’est le Burkina Faso.

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