Burkina Faso

La recommandation, bien forte, émane du conseil des ministres du 2 septembre 2015. Lors de son hebdomadaire rencontre, le gouvernement a dit inviter les Burkinabè "au port du Faso Dan Fani lors des festivités marquant la journée internationale de la femme au Burkina Faso".

La justice burkinabè a une idée plus précise sur la manière dont les terroristes du 15 janvier sont parvenus à tuer 30 personnes à Ouagadougou.

Le procureur du Faso affirme que le commando était composé de « trois jeunes individus de sexe masculin ». Maïza Sérémé indique qu’ils étaient porteurs de fusils d’assaut de type AKS, de grenades défensives et de « combustibles dont la nature reste à déterminer ».

Selon le procureur du Faso, le Splendid Hôtel n’était, en fait, qu’un lieu de repli et, probablement, de rencontre de complice. La cible des assaillants était le restaurant café Cappuccino, où 29 personnes ont été tuées.

La justice burkinabè travaille sur la piste terroriste. « Le matériel employé pour l’attaque rapproche l’enquête de la filière djihadiste, auteur de l’attaque du Radisson Bleu au Mali », déclare le Procureur du Faso

En novembre 2015, une attaque contre un hôtel de Bamako et revendiquée par Al Mourabitounes, un groupe lié à Al Qaeda, avait fait 22 morts.

Sur sa marge de manœuvre dans la conduite des investigations, le procureur Sérémé dit avoir « les mains libres », mais évoque des « difficultés » sans en préciser la nature. Du reste, déclare-t-elle, « quelqu’un d’autre ne peut pas venir diriger l’enquête, c’est le parquet de Ouaga qui est saisi, c’est le Procureur du Faso qui dirige l’enquête ».

L’enquête en cours bénéficie, notamment, de l’appui  d’experts français. Certaines sources proches du dossier les suspectent de ne pas tout partager des informations recueillies avec la partie burkinabè.

Depuis la mi-septembre et le coup d’Etat de l’ex régiment de sécurité présidentielle (RSP), le Burkina vit sous un régime de couvre-feu. Cette mesure restrictive des libertés est supposée permettre aux forces de l’ordre et de défense d’avoir les coudées franches pour mieux assurer la sécurité des populations.

Face aux critiques qui mettent en cause le niveau de sécurisation de ses installations, les militaires du Burkina se défendent : « Il n’y a pas eu de négligence sur le site de Yimdi », a affirmé vendredi soir le Commandant Mahamadi Bonkoungou. Du reste, précise-t-il, la réaction de la garde postée sur place « a été appropriée ».

Les assaillants sont repartis avec « quelques kalachnikov ».

L’enquête sur cette attaque du 22 janvier contre une poudrière située à une quinzaine de kilomètres de Ouagadougou se poursuit. Elle a permis l’arrestation de 11 suspects. Tous sont membres de l’ex Régiment de sécurité présidentielle, une unité de l’armée aujourd’hui dissoute.

Sept personnes sont actuellement recherchées par les enquêteurs militaires.

Le Burkina a signifié à la France son étonnement face à certaines déclarations  de son diplomate accrédité à Ouagadougou.

Très actif sur les réseaux sociaux sur l’attentat revendiqué par les Mourabitounes, Gilles Thibault a plusieurs fois contredit les autorités burkinabè.  

Ce fut le cas après l’annonce de la visite à Ouagadougou du Premier ministre français par le ministre burkinabè de la Communication.  L’information sera démentie par Gilles Thibault sur son compte Twitter. Ouagadougou n’a pas aimé cette manière de contredire, publiquement, ses officiels.tweet d elambassadeur

Du reste, certaines personnes proches du pouvoir au Burkina trouvent que « le type parle trop, et pas toujours pour dire des choses exactes ».

C’est encore Gilles Thibault qui fera mentir le ministre burkinabè de la Sécurité. Le 16 janvier, dans la matinée, Simon Compaoré avait déclaré : « il y a trois terroristes qui ont été mis hors d'état de nuire dont 2 femmes et un homme». La réplique de l’ambassadeur de France ne tardera pas : « pas de femmes parmi les 3 assaillants tués », écrit-il sur Twitter.

Dans certains milieux à Ouagadougou, on soutient que Gilles Thibault n’est pas étranger aux affirmations faites par le Premier ministre français. Manuel Valls a déclaré que 3 djihadistes qui ont pris part à l’attentat sont actuellement recherchés.  Une information que le gouvernement burkinabè refuse de commenter.

Le 19 septembre, le gouvernement rencontrait le corps diplomatique pour lui faire le point de la situation au Burkina. Certains participants à cet échange auront retenu de la participation de monsieur Thibault ses prises de paroles, « parfois sans demander l’autorisation ».

Pour autant, c’est loin d’être la brouille entre Ouagadougou et Paris. Une vingtaine de policiers et de magistrats français participe à l’enquête sur l’attentat du 15 janvier. Sur une radio privée de Ouagadougou, l’ambassadeur de France a dit ne pas exclure la possibilité d’un accroissement de l’aide militaire de son pays au Burkina Faso.

Des ratissages sont en cours à Yimdi, localité située à la périphérie Ouest de Ouagadougou. Le dépôt de matériel de l’armée qui s’y trouve a été la cible d’une attaque dans la nuit de jeudi à vendredi.

Selon les informations obtenues par Kamanews, les auteurs de l’assaut sont repartis avec des munitions et des armes.

Les assaillants, au nombre d’une vingtaine, portaient des uniformes similaires à celles de l’ex régiment de sécurité présidentielle.

Une autre source contactée par Kamanews fait état d’importants dégâts matériels.

« La situation est maitrisée », selon des militaires actuellement déployés pour renforcer la sécurité du site.

Un lundi d’installation des membres de l’équipe du premier ministre Paul Kaba Thiéba.

Au ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelle, c’est à Jean Claude Bouda que le sortant, Salifou Dembélé, a remis les clés de la maison.

C’était le 18 janvier, lors d’une cérémonie placée la supervision du Secrétaire général du gouvernement.

A l’occasion, le nouvel entrant a dit sa foi en la « jeunesse combattante » du Burkina, une jeunesse « qui ne dort pas ».

Le ministre Bouda a promis donner le meilleur de lui-même, pour l’atteinte des objectifs qui lui ont été assignés par le chef du gouvernement.

Des forces étrangères, notamment françaises et américaines, ont pris part à l’assaut contre les auteurs de l’attentat terroriste.

Les Etats-unis ont, ainsi, mis à disposition du Burkina un drone, cet avion sans pilote utilisé par les militaires américains sur plusieurs théâtres d’opération. 

«Oui, il y a un drone sur zone », a confirmé à Kamanews une source militaire, quelques minutes avant l’assaut sur le Splendid Hôtel , au petit matin du samedi 17 janvier.

Ce déploiement de matériel s’est fait en réponse à une requête formulée par la France.

Selon une source au Pentagone, relayée par l’AFP, Washington a donné une suite favorable à une demande, faite par Paris, de « soutien immédiat ISR ». Il s’agit d’une surveillance aérienne, généralement assurée par des avions san pilote.

La base de drones américains la plus proche de Ouagadougou se trouve au Niger. Elle est opérationnelle depuis 2013, dans le cadre des opérations contre le terrorisme.

Nouvelle escalade dans les relations déjà difficiles entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. La justice burkinabè a annoncé aujourd’hui avoir émis un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Pour l’instant, aucune information n’a filtré sur les charges retenues par la justice burkinabè, à l’encontre de Guillaume Soro.

Mais le seul dossier en justice connu à Ouagadougou et dans lequel le nom du président du parlement ivoirien apparait est celui du putsch de septembre 2015, perpétré par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle.

Le premier ministre de la Transition, puis le président du parlement intérimaire burkinabè ont publiquement affirmé avoir des preuves de l’implication de Guillaume Soro dans le coup d’Etat du général Diendéré.

Au Burkina, les analystes estiment peu probable une coopération de la justice ivoirienne dans l’exécution de ce mandat d’arrêt.

Il fait suite à un autre mandat d’arrêt de la même justice militaire, émis à l’encontre de l’ancien président Blaise Compaoré pour sa responsabilité présumée dans l’assassinat du président Thomas Sankara.

La présence du président ivoirien Alassane Ouattara à l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré avait été interprétée dans certains milieux comme l’expression d’une volonté pour les deux pays de détendre leur relation.

Roch Marc Kaboré à plusieurs fois affirme son engagement à laisser la justice travailler en toute indépendance.

L’émission coup sur coup de mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré et Guillaume Soro complique la tâche pour les diplomates burkinabè et ivoiriens.

Celui que les auditeurs de radio Haute Volta (actuelle radio nationale du Burkina) appelaient Dj Yann alias Yannick l’unique, est arrivé à la radio à l'âge de 19 ans, d'abord en tant qu'animateur. Beaucoup se souviennent de son émission "Antenne D": cabine D, studio D en complicité avec Halidou Ouédraogo (OH), son technicien à l'époque.

Il sera repéré plus tard par le regretté Watamou Lamien, alors rédacteur en chef, qui l’envoie à  la présentation du journal.

Pour l’anecdote, il se souvient avoir été le 1er journaliste à présenter le journal en position debout.

Son professionnalisme étant reconnu, il sera copté par la radio Africa N°1 qui fait de lui son correspondant permanent à Ouagadougou.

Yann est aussi un homme de foi. Depuis 2011, il est le Coordonnateur Général de Impact TV, une télévision confessionnelle qu'il a rejoint après avoir pris une disponibilité de 4 ans à la radio nationale.

La retraite ? Yann n’y pense pas. Il annonce même un grand coup. "Bientôt vous m'entendrez sur certaines radios de la place", a-t-il confie à Kamanews. Renseignement pris, Laurent Yannick Bayala sera à la présentation du 13h de radio Burkina, c’est ce vendredi 15 janvier.

Un rapport rendu public par le réseau national de lutte anti-corruption (Ren-Lac) établit un parallèle entre les résultats des partis aux élections du 29 novembre, et le niveau de corruption qu’ils ont pratiquée.

Tous les partis ont eu recours à la corruption, note le Ren-Lac. Mais selon le rapport, c’est le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui s’est le plus livré à une telle pratique.

Cette formation politique a remporté les législatives, et son candidat est sorti vainqueur de la présidentielle du 29 novembre.

Comme dans les urnes, le MPP est suivi, dans la pratique de la corruption, par l’UPC de Zéphirin Diabré, et le CDP, le parti de l’ancien président Blaise Compaoré.

L’enquête pour la production du rapport a couvert la période du 2 août au 29 novembre.

Le Ren-Lac est une organisation de la société civile. Son objectif est de «contribuer à l’éradication de la corruption au Burkina Faso».

Une poudrière constituée de 7750 détonateurs, de 5940 charges explosives, de 49 rouleaux de cordons détonateurs d’une longueur de 350 mètres, c’est la découverte faite par la gendarmerie nationale dans la capitale burkinabè.

C’est un domicile privé du quartier Hamdalaye, en partie occupé par des élèves, qui servaient de lieu d’entreposage de ces explosifs.

Le stock a été saisi par les gendarmes le 9 janvier, avant son transfert dans les régions de Kongoussi, Kampti et de Gaoua, pour y être commercialisé auprès des orpailleurs.

Selon les indications fournies par les gendarmes, ces explosifs ont été frauduleusement importés du Ghana.

Le 15 juillet 2014, cinq personnes avaient trouvé la mort dans l’explosion d’un dépôt illégal d’explosif dans le quartier de Larlé.

C’est un homme dont le nom reste lié à l’histoire de la presse au Burkina Faso. Premier animateur en langue Mooré, Inoussa Sankara a également été promoteur d’entreprise de radiodiffusion privée.

Aujourd’hui, un groupe de jeunes estime que les apports de cet homme à la construction du Burkina Faso ne sont pas suffisamment valorisés. Ils ont alors mis en place le « Mouvement Justice pour Inoussa Sankara».  Plus de précisions sur cette initiative dans cet entretien accordé à Kamanews par le porte-parole de la structure, Pierre Ouédraogo.

Kamanews : Qu’est-ce qui justifie la création d’un « Mouvement Justice pour Inoussa Sankara» aujourd’hui ?

Pierre Ouédraogo : C’est pour répondre à un besoin. A notre avis, il y a, quelque part, une injustice, une absence d’équité dans le traitement qui est fait aujourd’hui de l’image de Inoussa Sankara. C’est comme si des gens voulaient faire oublier son passage sur cette terre et, pire, ternir même sa mémoire.

Et comme si cela ne suffisait pas de vouloir porter atteinte à cette mémoire, des gens veulent nuire à l’image de ses enfants, de toutes ces personnes qui sont convaincues que Inoussa Sankara a été et restera une des grandes figures de notre pays.

C’est un monsieur qui a été l’auteur d’œuvres gigantesques pour tout le Faso et pour nous, il faut tout faire pour que sa mémoire reste présente dans les cœurs des Burkinabè.

Justement, pour les lecteurs de Kamanews qui n’ont pas une bonne connaissance de Inoussa Sankara, qui était-il ?

Inoussa Sankara est décédé un 31 mars, c’était il y a 17 ans. Le grand public l’appelait plutôt Sankara Inoussa. Il a contribué à valoriser nos langues nationales, et il s’y est personnellement investi. Il a ainsi été le premier animateur en langue  Mooré  à la radio nationale du Burkina.

Puis, quand est intervenue la libéralisation des ondes, il a créé la chaine des radios ‘’Energie’’, dont il était le Président directeur général. C’est à cette époque qu’il a pris le surnom de « Nékré », qui signifie, en langue Mooré, « réveil », en référence au travail d’éveil des consciences qu’il menait.

On peut ajouter aussi que Inoussa Sankara a été député en 1978.

Quelles sont les actions au programme de votre mouvement ?

Nous allons, premièrement,collectionner et rendre disponibles les grandes œuvres de l’homme. De la sorte, tous ceux qui voudraient s’informer sur lui sauront où aller.

Le 31 mars, nous comptons aussi organiser le 17e anniversaire de sa disparition.

D’une manière plus générale, notre action consistera à nous faire entendre, partout ou besoin sera, pour que éviter une seconde mort à Inoussa Sankara.

L’usurpation d’identité est une pratique qui a tendance à se banaliser sur Internet.

Depuis quelques jours, c’est un compte Facebook ouvert au nom de Fatou Diendéré qui tente de prendre de l’argent aux internautes.

Le profil est douteux. Ouagadougou est le lieu de résidence de cette personne qui se fait passer pour l’épouse du général Diendéré, et elle indique avoir été députée au ministère de la Justice.

L’animateur du compte engage une conversation banale avec ses « amis » sur Facebook puis, passe à l’offensive.

« Je suis actuellement en Mission en Chine depuis hier, je rentre demain. Et vu mon emploi du temps très chargé, je voudrais te confier une tâche très urgente si possible. Je vais te remettre les cordonnées d'une amie sur Abidjan qui a eu un accident de circulation très grave actuellement elle est hospitalisée, alors je voudrais que tu lui envoie la somme de 200.000 fr si possible,  pour ces soins car le médecin est en attente urgente de cette somme. Je t'en serai  éternellement reconnaissant. »

Notre journaliste décide de jouer le jeu et compatit à la douleur de cette amie blessée.

Le cybercriminel rassuré, rappelle l’urgence de la situation et donne une adresse à laquelle l’argent doit être envoyé. « Nom: ADONGON Prénoms: DIEUDONNE Pays: COTE D'IVOIRE Ville: ABIDJAN Adresse: 10 BP 3177 ABIDJAN 10 c'est le médecin en question son contact: 00225 75 99 83 97 ».

Evidemment, cet argent ne sera jamais envoyé, malgré les relances de cette bien singulière Fatou.

Ex danseuse professionnelle reconvertie dans la chanson, Justine Zigani, alias Tines la déesse semble avoir trouvé le salut.

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